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Exposition : Maquettes de la Marine impériale (été 2014)

Je signale la tenue prochaine d’une très intéressante exposition : « Maquettes de la Marine impériale » qui aura lieu cet été (17 juin au 14 septembre 2014) au château de Versailles, dans la galerie des Cotelle du Grand Trianon, organisée en partenariat avec le Musée national de la Marine.

Un bien bel ouvrage (176 pages, 120 illustrations) devrait paraitre à cette occasion, probablement en juillet 2014 : Les navires de Napoléon – Collection Trianon du musée de la Marine.

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Portrait de l’Homme de mer

Extrait des Annales Maritimes et Coloniales, année 1816, IIe partie, page 184 :

« Entre toutes les productions sorties de la plume de feu Thomas, professeur en l’université de Paris, on distingue son Éloge de Duguay-Trouin, qui remporta le prix à l’académie française. Nous en avons extrait ce qu’on va lire. Les gens du monde seront sans doute frappés d’une aussi vive peinture des travaux, des dangers et de la gloire du marin, et les marins resteront convaincus qu’une juste appréciation et de dignes éloges ne manqueront jamais à leurs travaux, à leurs dangers et à leur gloire.

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Le Friedland, son nom et son lancement (1840)

Lancement du Friedland à Cherbourg le 4 avril 1840, par Antoine Chazal

Lancement du Friedland à Cherbourg le 4 avril 1840, par Antoine Chazal. Musée Thomas-Henry, Cherbourg-en-Cotentin.

« Le 4 avril 1840, à six heures et demie du matin, par un temps nébuleux, une brise froide agitant la plus haute marée, il se passait dans le port militaire de Cherbourg un de ces rares et majestueux événements où se révèle la puissance du génie de l’homme. On lançait à la mer le vaisseau le Friedland de 120 canons, aux acclamations de la ville et des environs, accourue pour assister à cette imposante cérémonie. »

Je publiais il y a quelques mois un billet « J’en ris encore » dans lequel j’expliquais que la multiplication des changements de nom des différents navires de guerre français entre 1793 et 1815, due aux nombreuses fluctuations politiques durant cette période, fut la cause de beaucoup de confusions, confusions que nous retrouvons d’ailleurs parfois encore aujourd’hui. J’avais cité pour l’exemple Pierre Le Conte et le cas du 118 canons l’Océan, trois-ponts qui porta pendant plusieurs jours deux noms officiels (!) J’aurais également pu évoquer le vaisseau de premier rang le Friedland, lancé à Cherbourg en 1840.

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Une mutinerie à bord du Borda (1846)

Le Borda, extrait du journal l’Illustration, janvier-février 1847

J’évoquais dans un précédent billet consacré à l’histoire de l’École navale la dureté de la vie à bord des vaisseaux-écoles, notamment sur l’Orion et le premier Borda (ex-le Commerce de Paris), tous deux à deux ponts seulement et plus petits que les Borda suivants, à trois ponts.

Ces conditions de vie particulièrement difficiles pour les élèves, tous âgés d’une quinzaine d’années, provoquèrent des désordres relativement réguliers, surtout sur le premier Borda, où l’ennui, la monotonie et les rivalités entre les deux divisions – séparant les jeunes de première année, les fistots, et ceux de seconde année, les anciens – entraînèrent plusieurs rixes. L’une d’entre elles en 1846 dégénéra même en véritable mutinerie, nécessitant l’intervention du préfet maritime et le renvoi de sept élèves par le ministre de la Marine de l’époque, le baron de Mackau.

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MILINDEX – Articles sur la marine

J’ai réalisé, grâce à la base de données MILINDEX mise en ligne il y a quelques mois, un index des « articles marine » parus dans différents périodiques militaires depuis deux siècles. Sont principalement concernées la Revue historique des armées, la Revue Politique et Parlementaire ainsi que le Spectateur militaire. J’essayerai de compléter plus ou moins régulièrement cette liste, n’hésitez pas à m’y aider si vous le souhaitez (en m’envoyant les références des articles). Lien vers MILINDEX
Il serait intéressant, à terme, de dresser un index complet de l’ensemble des articles s’intéressant à la marine ancienne toutes revues confondues. Le travail est important. Affaire à suivre…

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La réduction du nombre de nos vaisseaux (1814-1819)

Extrait d’un intéressant document Réduction progressive du nombre de nos vaisseaux, depuis le 23 avril 1814 jusqu’à la fin de 1819 publié aux Annales maritimes et coloniales en 1820 :

« Vaisseaux existant en 1814 – Il existait dans nos ports en 1814, après la convention du 23 avril, 71 vaisseaux, dont 52 à flot, portés comme disponibles sur les états de la marine  ; 19 en construction.
Le Duquesne et le Tourville, vaisseaux-écoles de Brest et de Toulon, étaient déjà condamnés à la démolition.

Vaisseaux condamnés depuis cette époque – Depuis le 23 avril 1814, 10 vaisseaux ont été condamnés ; savoir : 3 à la démolition, 7 à servir de bagnes flottants, de magasins et de corps-de-garde. Ce qui fait deux par année.

Vaisseaux mis à l’eau depuis 1814, et nombre de ceux existant à flot à la fin de 1819 – Le nombre de vaisseaux à flot serait donc resté de 42, si 8 vaisseaux mis à l’eau depuis le 23 avril 1814 n’en étaient venus porter le nombre à 50 ; mais, depuis qu’il est question du budget de 1820, deux autres vaisseaux (le Jemmapes et le Triomphant) ont été reconnus hors de service, et le nombre de vaisseaux existant à flot se réduit effectivement à 48.

Vaisseaux en construction à la fin de 1819 – Sur les 19 vaisseaux en construction, on vient de voir que 8 ont été mis à l’eau ; il devrait donc en rester 11, mais l’un d’eux, le Sans-Pareil de 118 a été démonté en juin 1816 parce que sa membrure, peu avancée, dépérissait sur les chantiers ; et sur la fin de 1818, il a été jugé plus utile de l’employer à la refonte du vaisseau le Wagram, de 118 canons. Il ne reste donc plus que 10 vaisseaux en construction au 1er janvier 1820.

Vaisseaux refondus depuis 1814 – La durée moyenne des vaisseaux n’est que de 14 ans, après lesquels on obtient, par le moyen de refontes, une prolongation d’existence d’environ 7 ans, pour la moitié d’entre eux à peu près : ainsi, sur 52 vaisseaux, il en serait disparu un peu de moins de 4 par ans, sans la refonte des plus vieux ; ce qui réduit ce nombre à deux par année, ainsi qu’on l’a vu plus haut.

Observations – Il faut d’ailleurs observer que, dans l’impossibilité de faire depuis cinq ans toutes les constructions nécessaires, parce que l’insuffisance de la dotation de la marine ne l’a pas permis, on a mis la plus grande réserve dans la condamnation des vaisseaux ; et parmi les 48 actuellement portés dans les états des forces navales, il en est plusieurs qui ne seront évidemment jamais en état d’être réarmés. »

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Les bâtiments de l’École navale au XIXe siècle

Au XIXe siècle, deux systèmes différents ont été pratiqués en France concernant la formation des futurs officiers de marine, celui de la séparation totale des études théoriques et des études pratiques, et celui au contraire de la fusion complète de ces études. Le premier fut symbolisé par le Collège de marine d’Angoulême, créé en 1816 sous la Restauration. Bien que le collège eut quelques partisans, il fut grandement et durablement critiqué, puis finalement supprimé en 1830, au début de la Monarchie de Juillet, au profit du second système, représenté par l’École navale installée à Brest sur le vaisseau l’Orion puis le Borda. L’École navale fut certainement inspirée des Écoles spéciales de marine créées par Napoléon en 1810.

Bien que l’École navale soit bien connue des personnes au courant des choses de la marine, l’histoire des navires qui ont accueilli cette institution est souvent occultée.

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