
A l’occasion de la parution, le 2 avril prochain, de son ouvrage La marine de la Révolution – L’étrange victoire aux éditions Passés Composés, l’historien Olivier Aranda a accepté de répondre à quelques questions sur le sujet. Un grand merci à lui !
– Pourquoi la malheureuse marine de la Révolution ? Qu’est‑ce qui t’a conduit à travailler sur un sujet aussi délaissé, mal-aimé ?
Olivier Aranda : En tant qu’historien, un sujet délaissé met forcément en appétit puisque c’est la promesse de découvrir du neuf, et cette soif était au fondement de mon intérêt d’un point de vue scientifique. De plus cette période m’est apparu fascinante car on associe la Révolution au début de la période contemporaine, inconsciemment c’est la période des chemin de fers, des usines, alors qu’en réalité on reste sur une économie dont un des fondement essentiel est la mer. On est presque surpris de voir un drapeau tricolore sur un navire à voile, c’est une association qui n’est pas évidente… Il est vrai aussi que la période est marquée par de nombreux échecs navals, mais pas plus finalement que la guerre de Sept ans ; et pourtant un discours mémoriel spécifique s’attache à ce conflit. C’est ce que j’ai voulu discuter à nouveaux frais.





