À propos

Qu’est ce que c’est que ce blog encore ?

A l’origine, un constat très simple, peut être même simpliste : les Français ne connaissent pas, ou très peu, l’histoire de leur marine. Puis un postulat : les Français ignorent presque totalement leur marine ancienne car on ne leur donne pas les moyens de s’y intéresser. Combien de sites internet français sur le sujet ? Combien d’ouvrages par rapport à ce que l’on peut trouver chez nos amis anglophones ? Trop peu…

Pourtant, les outils existent. Les collections du Service Historique de la Défense, accessibles dans différents centres en France, constituent une ressource documentaire considérable et passionnante. Le Musée national de la Marine, implanté à Paris, Brest, Port-Louis, Rochefort et Toulon, forme également une base solide au développement de la culture maritime en France. L’Association des Amis du Musée de la Marine (AAMM) contribue, grâce aux actions qu’elle engage et à la publication de la revue Neptunia, à son rayonnement. Bien entendu, de nombreux spécialistes français – parfois mondialement reconnus – ont écrit des ouvrages et des articles sur l’histoire de la Marine française. Toutefois, cela n’est pas suffisant. Beaucoup de sujets sont très peu traités, voire carrément négligés, oubliés.

J’en ai conscience, le travail que je présente ici ne répond pas à une demande pressante de l’internaute. Certains même de mes jeunes amis manifestent souvent leur surprise de me voir passer tant d’heures de mon temps libre à un travail aussi « inutile ». Pour autant, j’aime à penser, humblement, que Trois-Ponts! contribuera modestement à changer quelque peu cet état de fait, qu’il suscitera chez son lecteur un intéret pour l’histoire de la Marine française et une certaine passion de la mer, qu’il lui donnera envie d’en savoir plus !

J’ai conçu et pensé ce site comme une sorte de brouillon, véritable « fourre-tout », par définition totalement désordonné et sans logique particulière, dans lequel je compte bien présenter et partager l’ensemble de mes « découvertes », informations de toute sorte, documents, ouvrages ou revues. J’y publierai également mes propres notes et articles. J’y commenterai enfin mes dernières lectures et évoquerai au gré de mes envies différents sujets historiques.

Et pourquoi Trois-Ponts ?

Parce qu’à l’instar de M. Jean-Claude Lemineur, auteur d’un remarquable ouvrage sur Les vaisseaux du Roi Soleil publié par les éditions Ancre en 1996, j’ai toujours eu, pour ce type de vaisseau, plus grand, mieux armé et plus décoré que les autres bâtiments de leur temps, une grande attirance. « Vaisseau de prestige, il n’existe qu’en nombre réduit dans les armées navales du XVIIIe siècle où son rôle est de porter et défendre la marque de l’amiral ». Tout ceci semble « devoir lui donner la souveraineté des mers, lui conférant ainsi un intérêt tout particulier ».

Très bien mais concrètement c’est quoi un trois-ponts ?

Un vaisseau trois-ponts est un type de vaisseau de guerre de la marine ancienne disposant, pour résumer, de trois étages d’artillerie. Pour en savoir plus, voir ICI et ICI… Bonne lecture !

30 réflexions sur “À propos

  1. Concernant la présentation de votre site, il faudrait indiqué un lien ou un  »livre d’or » pour que l’on puisse contacter directement l’auteur de celui ci :)

  2. Bravo pour ce site, passionné par l’histoire maritime, je ne pouvais qu’y faire escale… Y’a t-il une page Fb ? Bonne continuation !

  3. Je recherche des informations sur le Prézelle,un navire ou’ un de mes ancetres aurait reçu la médaille de Sainte Hélene.Merci pour l’aide que vous m’apporterez.

  4. Bonjour, la médaille de Sainte-Hélène est une décoration, créée par Napoléon III le 12 août 1857, qui honorent « les militaires qui ont combattu sous les drapeaux de la France dans les grandes guerres de 1792 à 1815 ». Il existe une base de donnée, trouvable sur internet, qui liste les médaillés de Saint-Hélène. En revanche, je n’ai aucune information sur un navire français ayant porté le nom de « Prézelle ». Le dictionnaire de J.-M. Roche d’une part, et celui de Vichot d’autre part, n’ont font aucunement mention. J’en suis désolé.

  5. Merci beaucoup pour ces renseignements.Peut-etre s’agit-il d’un navire étranger puisque Prézelle est une petite ville allemande.Merci encore.

  6. Je confirme que le Prézelle n’existe pas non plus sur le dictionnaire de Bruno Nicolas. Il doit s’agir d’un navire civil.

  7. Bravo pour votre blog ! Je reviendrai vers vous avec quelques questions sur mes ancêtres CAILLET qui étaient examinateurs de la Marine, professeurs d’hydrographie et mathématiciens ! Excellente continuation ! FXB

  8. Merci pour tous vos messages. N’hésitez pas à me poser vos questions, sur un navire précis de la période qui nous intéresse ou sur tout autre sujet en rapport avec la marine ancienne.

  9. Hello Nicolas, merci pour ce blog que je découvre. je m’intéresse à la marine à voile des XVIII et XIXème siècle principalement et surtout à ceux touchant de près mes ancêtres. Si vous avez des infos sur les navires suivants : Atlas 1801 (ex-Atlante 74 canons espagnol), Mont-Blanc (batailles des 15-20, Trafalgar et Cap Ortégal, 1805), L’Air (canonnière, prise par les anglais en 1812). Merci
    J’ai créé la page wiki au lien suivant, qui renvoie à d’autres pages que j’ai créées ou mises à jour sur wiki également : https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Toussaint_Bernard. Il s’agit de mon quadri-aïeul. Marc

  10. Lien très intéressant, merci. Concernant l’historique de tous ces navires, je vous conseille de lire le dictionnaire de Jean-Michel Roche. Je vous contacte par mail.

  11. Bonjour,
    Bravo pour ce site très intéressant pour qui cherche des infos sur ce sujet passionnant qu’est la Marine Française.
    Je cherche des infos sur le Jean Bart (époque Napoléonienne, pas celui de Louis XIV) car j’ai un ancêtre qui a été embarqué sur ce navire au début de sa carrière militaire courte et qui s’est terminée au cap Ortégal à bord du Duguay-Trouin le 4 novembre 1805 après avoir combattu à Trafalgar le 21 octobre 1805.
    Mon ancêtre a embarqué à bord du Duguay-Trouin en Mars 1800 lorsque le Duguay-Trouin fut mis à l’eau à Rochefort et il a ensuite participé à son armement définitif à l’Île d’Aix.
    Entre le jean Bart et le Duguay-Trouin il aurait été embarqué sur un autre navire que je ne trouve nulle part le Cérès ou La Cérès.
    J’ai beaucoup d’éléments sur le Duguay-Trouin mais assez peu sur le Jean Bart et pas du tout sur le Cérès.
    Mon ancêtre après Ortégal où le Duguay-Trouin a été le dernier navire a résister aux Anglais, a été fait prisonnier de guerre et enfermé dans un ponton à Plymouth où il mourut le 12 octobre 1806. J’ai son acte de décès officiel donc un document fiable incontestable.
    Si quelqu’un avait donc des éléments sur le Jean Bart, il aurait été construite en 1787 je crois, et ou sur le Cérès, ils seront les bienvenus.
    Merci et encore félicitations pour ce site.

  12. Le Jean Bart était un vaisseau de 74 de la classe du Téméraire de Sané. Cette classe se divise en une classe principale de 90 vaisseaux, et trois variantes, agrandies (les deux navires formant la sous-classe du Cassard et du Vétéran), raccourcie (les deux navires formant la sous-classe du Suffren et de l’Algésiras) ou plus petite, pour les ports à plus faibles tirants d’eau (sous-classes du Pluton et de l’Albanais, douze unités chacune).

    Le Jean Bart faisait partie des quatre-vingt-dix vaisseaux de la classe du Téméraire proprement dite, elle-même divisée en trois sous-classes⁣: celle du Téméraire lui-même (18 vaisseaux lancés de 1782 à 1789), celle du Duquesne (46 vaisseaux lancés de 1788 à 1809) et celle du Danube (26 vaisseaux lancés de 1808 à 1831). Le Jean Bart fut le sixième des vaisseaux de la sous-classe du Duquesne. Il fut lancé à Lorient le 7 novembre 1790 et incendié lors de l’affaire des brûlots, dite aussi bataille de l’île d’Aix, le 26 février 1809. Ses caractéristiques étaient celles des vaisseaux de cette classe (172´ × 44´6˝ × 22´, soit 55,87 m × 14,46 m × 7,15 m, bordée de 410 ㎏, déplacement de l’ordre de 2⁣900t et jauge d’environ 1⁣900 tonneaux anglo-saxons, soit un peu moins de 5⁣400 ㎥).

    Tous ces renseignements sont tirés de Wikipédia en français ou en anglais, donc je suppose que vous les avez déjà. La meilleure source pour les vaisseaux français de cette époque demeure l’œuvre de Jean Boudriot, notamment Les Vaisseaux de 74 à 120 canons disponible chez l’éditeur.

    Je pense ne vous avoir rien appris mais sait-on jamais…

  13. Notre marine eut une frégate à trente-deux canons (vingt-six de 12 livres et 6 canons de 6) appelée la Cérès, dessinée par Charles Étienne Bombelle, lancée à Rochefort le 24 novembre 1779 et démantelée en 1787, une frégate prise à la République de Venise en juillet 1797, originellement appelée la Cererela Cérès »), à pièces de 12, lancée en 1794 et redénommée la Mantoue au sein de notre flotte, qui fut prise par les Britanniques à Alexandrie en septembre 1801, enfin une frégate de la classe de la Pallas de Jacques-Noël Sané (à pièces de 18 : vingt-huit canons de 18 et douze de 8 livres) mais qui ne fut lancée qu’en 1812 et ne peut donc être le navire sur lequel vous cherchez des renseignements.

    Tous ces renseignements sont tirés de la liste des frégates à voiles françaises de Wikipedia en anglais.

  14. Le Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours de M. Jean-Michel Roche, lieutenant de vaisseau, est la source la plus complète. Les cinquante premières pages du premier volume (lettre A, jusque 1870) et du second (idem, à partir de 1870) sont téléchargeables gratuitement sur le site Netmarine. Ces pages-là ne donnent hélas aucun renseignement sur les navires dont le nom commence par la lettre C.

  15. Il y eut aussi une corvette appelée la Cérès. De la classe de l’Etna de Pierre Alexandre Laurent Forfait, elle était armée de dix-huit canons, déplaçait quelque 700t pour une jauge d’environ 564 tonneaux anglo-saxons, soit presque 1600 ㎥. Elle fut construite sous la direction de Jean Fouache au Havre et devait s’appeler au départ la Courageuse, mais ce nom fut abandonné peu avant son lancement en mai 1795. En 1797 son nom aurait été changé en l’Enfant de la patrie. Elle s’échoua au large de la Norvège le 17 février 1798. C’est vraisemblablement le navire sur lequel vous cherchez des renseignements.

    Tous ces renseignements sont tirés du site Digplanet.

  16. En relisant je me rends compte que vous précisiez que la Cérès sur laquelle vous cherchiez des renseignements était en service à une date non précisée mais comprise entre 1800 et 1805, et ne peut donc être aucun des navires que j’ai évoqués. Le site Netmarine publie un article qui vous intéressera sur une frégate, l’Aréthuse :
    « Une frégate (1801 – 1802) italienne d’origine, construite à Naples en 1790, elle est cédée à la France en 1801 par le roi de Naples, livrée à Ancône le 14 juillet 1801, et armée sous pavillon français. Désarmée le 27 octobre 1802, elle est rendue le mois suivant à Toulon au roi des Deux-Siciles avec la Sibille et la Cérès. »

    Il y avait donc bien un bâtiment appelé la Cérès en service jusqu’en 1802. Comme il est absent de la liste des frégates donnée par Wikipédia c’était vraisemblablement une corvette.

    L’ouvrage de M. Jean-Michel Roche que j’ai mentionné est donc le moyen le plus sûr de trouver des précisions sur la Cérès.

  17. Sur la canonnière l’Air et le vaisseau l’Atlas, voir les pages 13 et 39 du Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours de M. Jean-Michel Roche, lieutenant de vaisseau. Ses cinquante premières pages sont téléchargeables gratuitement sur le site Netmarine. Pour l’Atlas, voir aussi Wikipédia, et, bien sûr, Les Vaisseaux de 74 à 120 canons de Jean Boudriot.

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