Au Musée de la marine de Lisbonne

En vacances au Portugal, je suis tout naturellement allé au Museu de marinha de Lisbonne (j’en conseille vivement la visite), situé dans le Monastère des Hiéronymites, non loin de la fameuse Tour de Belém.

Je partage ici quelques photographies de cette belle visite…

Créé par décret royal en juillet 1863, le musée de la marine de Lisbonne rappelle que le Portugal fut une grande puissance maritime, notamment aux XVe et XVIe siècles, lançant des expéditions sur les mers inexplorées et se constituant ainsi un important empire colonial.

Le musée compte de nombreuses maquettes de navire, peintures de combats navals, instruments de navigation et figures de proue.

La caravelle, apparut à la moitié du XVe siècle, fut le principal navire utilisé par les explorateurs portugais.

Modèle du São Gabriel, navire de Vasco de Gama lors de son premier voyage en Inde (1497-1499).

Au début du XVIe siècle, le Galion est le principal navire de guerre utilisé par le Portugal pour la protection de son commerce, en Atlantique et dans l’océan Indien.

Construit à Lisbonne en 1589, la Madre de Deus fit deux voyages en Inde. Au retour du second, il fut capturé par les Britanniques en 1592, non loin des Açores.

La frégate de 44 canons Ulysses fut lancé à Lisbonne le 15 décembre 1792. Durant les guerres de la Révolution, elle servit essentiellement d’escorte pour les convois anglo-portugais. Renommée Urania en 1804. elle fit partie en 1807 de l’escadre qui transporta vers le Brésil le roi Jean VI et la famille royale, fuyant le Portugal envahit par les Français. La frégate fit naufrage le 5 février 1809, au large du Cap Vert.

Le brick Vouga (1840-1854).

Modèle d’une frégate de 24 canons.

Construite en 1831 en Angleterre et armée en France en 1832 pour le compte du Portugal, la Rainha de Portugal était une frégate de 44 canons.

Œuvre de João Pedroso. Le Roi Louis 1er du Portugal, accompagné de la famille royale, quitte Lisbonne pour une visite en France, en 1865. Ils sont à bord du vapeur Mindelo (à droite) escorté des corvettes Sagres et Sa da Bandeira. Ces navires portugais sont accompagnés par une division de 3 cuirassés français (à gauche).

Le Vasco de Gama. Ce navire fut construit en Angleterre, par les chantiers Thames Iron Works, et lancé en décembre 1875 comme corvette cuirassée. En tant que navire amiral de la flotte portugaise, il représenta le Portugal lors du jubilé de diamant de la reine Victoria en 1897. En 1901, il bénéficia d’une refonte en Italie, augmentant son tonnage et son armement, et fut reclassé en croiseur cuirassé. Durant la Grande Guerre, il servit essentiellement d’escorte. Il fut rayé des listes en 1936.

Dans le vaste Pavillon des Galères, dernière pièce du musée, sont conservés d’imposants yachts et brigantins royaux, plusieurs galères et divers exemplaires d’embarcations traditionnelles portugaises.

L’hydravion « Santa Cruz » fut utilisé par Sacadura Cabral et Gago Coutinho pour réaliser la première traversée aérienne de l’Atlantique Sud, entre Lisbonne et Rio de Janeiro, en 1922.

Une réflexion sur “Au Musée de la marine de Lisbonne

  1. Longtemps l’historiographie française a donné pour fin du Moyen Âge celle de la guerre de Cent Ans (reprise de Bordeaux le 19 octobre 1453), ce qui faisait de la féodalité le trait marquant de cette période.

    L’historiographie anglo-saxonne préfère le premier voyage de Christophe Colomb (11/12 octobre 1492), la colonisation des Amériques devenant alors le critère du commancement de la Renaissance.

    La date de la prise de Constantinople par les Turcs (29 mai 1453) sur laquelle se rabattirent nos historiens aurait pu mettre tout le monde d’accord : les Grecs fuyant l’invasion et emportant des textes de l’Antiquité classique dans leur langue originale seraient alors les ferments de la Renaissance.

    L’arrivée de Vasco de Gama en Inde (20 mai 1498) pourrait légitimement être retenue : la péninsule ibérique, sa Reconquista accomplie, chercha à accéder directement aux épices des Indes et aux soieries de Chine, pour ne plus financer par sa clientèle les guerres que lui faisaient les États de la rive sud de la Méditerranée. Le résultat en fut le contournement de l’Afrique, la fondation de comptoirs en Inde et en Chine, et, de l’autre côté, la découverte et la colonisation de l’Amérique.

    Toujours est-il que, pour le compte du roi du Portugal ou d’autres souverains, des Portugais jouèrent dans l’épopée maritime européenne jusqu’au XVIIe siècle un rôle démesuré par rapport à la taille de leur pays, le plus célèbre étant Magellan qui, pour le compte de l’Espagne, lança en août 1519 une expédition qui ferait le tour du monde, revenant le 8 septembre 1522 avec 19 survivants, desquels il n’était pas.

    Dans le classement ci-dessous, les chiffres proviennent d’un historien de la marine pour ce qui est de la force des flottes en 1789 (LOIR, Maurice, La Marine royale en 1789, Éd. Colin, Paris,1900, 354 pages, pages 1 à 8) et de sources diverses pour les populations en 1800.

    Classement des marines de guerre en 1789 :
    ① GRANDE-BRETAGNE :
    118 vaisseaux (de 60 à 100 canons) et 62 frégates.
    100 000 hommes.
    Population en 1800 :
    12 millions (16 millions avec l’Irlande).
    ② FRANCE :
    64 vaisseaux (de 74 à 118 canons) et 61 frégates.
    75 000 hommes.
    Population en 1800 :
    27 millions.
    ③ ESPAGNE :
    72 vaisseaux (de 58 à 112 canons) et 41 frégates.
    50 000 hommes.
    Population en 1800 :
    11 millions.
    ④ RUSSIE :
    67 vaisseaux (de 66 à 110 canons) et 36 frégates.
    Population en 1800 :
    35 millions.
    ⑤ HOLLANDE :
    44 vaisseaux (de 52 à 74 canons) et 43 frégates.
    15 000 hommes.
    Population en 1800 :
    2,1 millions.
    ⑥ DANEMARK :
    38 vaisseaux et 20 frégates.
    Population en 1800 :
    0,9 million.
    ⑦ TURQUIE :
    30 vaisseaux (de 50 à 74 canons) et 50 frégates.
    50 000 hommes.
    Population en 1800 :
    5 millions en Turquie même.
    ⑧ SUÈDE :
    27 vaisseaux et 12 frégates.
    Population en 1800 :
    2,3 millions.
    ⑨ PORTUGAL :
    10 vaisseaux (de 58 à 80 canons) et 14 frégates.
    Population en 1800 :
    2,9 millions.
    ⑩ VENISE :
    10 vaisseaux (de 50 à 88 canons) et 10 frégates.
    13 000 hommes.
    Population en 1800 :
    Environ 2 millions.
    ⑪ NAPLES :
    10 vaisseaux (de 50 à 74 canons) et 10 frégates.
    Population en 1800 :
    Environ 5 millions.

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