A propos du camp de Boulogne, rencontre avec Sophie Muffat

A l’occasion de la diffusion récente par les éditions Ancre de la Monographie Bateau canonnier, modèle An XII, paru en 2012, j’ai interrogé Sophie Muffat, auteur de la partie historique de cet ouvrage, à propos de la flottille de Boulogne et du projet d’invasion de l’Angleterre par Napoléon suite à la rupture de la paix d’Amiens en 1803.

Sophie Muffat est une spécialiste de la marine à l’époque napoléonienne. Elle a notamment participé en 2017 au colloque Les rivages de la conquête, organisé par l’Inrap, la ville d’Étaples et la Fondation Napoléon, qui portait sur le camp de Boulogne et dont la première partie des actes a récemment été publiée par la revue Napoleonica.

Son prochain ouvrage Desaix en Egypte, co-écrit avec Pascal Cyr, paraitra aux éditions AKFG le mois prochain. Elle travaille également sur un prochain livre à propos de la vie quotidienne des marins pendant le Consulat et l’Empire, qui devrait être publié l’année prochaine par les éditions Soteca.

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L’Impérial (1803-1806)

La bataille de San Domingo (ou Santo Domingo), par Nicholas Pocock (1740-1821). Au premier plan, l’Impérial aux prises avec un vaisseau anglais…

Si l’on excepte le cas particulier du Commerce de Marseille, capturé par les Anglais à Toulon en 1793, deux vaisseaux de 118 canons sur les quinze construits furent perdus au combat. Le premier de ces vaisseaux est l’Orient, qui explosa durant la bataille d’Aboukir, le 1er août 1798. Le second, surement moins connu, est l’Impérial, incendié après la bataille de Santo Domingo, le 6 février 1806. C’est lui que nous évoquerons ici…

L’histoire de l’Impérial commence en pleine Révolution française, le 17 octobre 1793, date de sa mise en construction à Brest, sous la responsabilité de l’ingénieur Ozanne. Baptisé dans un premier temps le Peuple, il fut rapidement renommé le Vengeur, en hommage au 74 canons du même nom perdu durant le combat du 13 Prairial an III (1er juin 1794). L’article 3 de la Loi relative au vaisseau de ligne Le Vengeur, et aux braves républicains composant son équipage du 11 Messidor an II (21 juin 1794) disposait en effet : « Le vaisseau à trois ponts qui est en construction dans le bassin couvert de Brest, portera le nom du Vengeur. Le commissaire de la marine donnera les ordres les plus prompts pour accélérer la construction de ce vaisseau. »

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Le Canot de l’Empereur

Le transfert très prochain du célèbre Canot de l’Empereur, du Musée de la marine de Paris vers Brest, qu’il avait quitté durant la Seconde Guerre mondiale, est l’occasion d’écrire quelques mots à propos de cette pièce exceptionnelle. Exceptionnelle parce qu’il demeure le seul canot d’apparat encore conservé en France, exceptionnelle également du fait de son histoire.

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