L’usage de l’article devant les noms des navires

Au temps de la marine à voiles, une tradition séculaire voulait que l’article fasse partie intégrante du nom des navires de guerre français et qu’il soit accordé, en genre et en nombre, avec celui-ci. Dans la plupart des cas, cet article apparaissait ainsi sur la poupe des navires. On donnait, en règle générale, à un vaisseau ou à un brick un nom masculin, et à une frégate ou à une corvette un nom féminin : les vaisseaux le Soleil Royal, le Tonnant, le Redoutable ; les frégates la Minerve, la Furieuse, la Belle-Poule… Des exceptions, toutefois, existaient : les vaisseaux la Ville de Paris, la Bretagne, la République française ; les frégates le Muiron, le Rubis, le Rhin. A la fin de l’Ancien Régime puis pendant la Révolution, le pluriel fit également son apparition : les vaisseaux les Deux-Frères, les États de Bourgogne, les Droits de l’Homme.

Décor de poupe, Ornements du Saint-Philippe, 1721. Musée national de la marine.

Au milieu du XIXème siècle, l’article précédent les noms des bâtiments à vapeur fut supprimé mais conservé pour les navires à voiles puis, à la fin du Second Empire, les documents officiels abandonnèrent le vieil usage d’imprimer l’article en toutes circonstances. Dés lors, on n’écrivait et on ne disait plus, comme à l’époque de la marine ancienne, la frégate la Gloire mais le croiseur Gloire, précisément parce que l’article ne faisait plus partie intégrante du nom du bâtiment. Pour autant, suivant les règles élémentaires de la grammaire française, l’article placé devant le nom du navire dans une phrase s’accordait avec le substantif, par exemple : « Une immense foule vint assister au lancement de la Gloire. »

Il en fut ainsi, sans hésitation ni problème, jusqu’au début du XXème siècle. Durant la première décennie, lorsque l’armée commença à utiliser de grands dirigeables, certains navigateurs aériens et journalistes prirent l’habitude de les nommer « le » Patrie et « le » République, l’article « le » sous-entendant le ballon dirigeable. Cette pratique ne mit guère de temps à s’étendre aux navires. A cette époque en effet, la marine commanda une série de nouveaux cuirassés aux noms très symboliques de République, Patrie, Liberté, Démocratie, Justice et Vérité. Des noms féminins pour des cuirassés (type de navire du genre masculin)… Il n’en fallait pas plus pour que plusieurs grands quotidiens annoncent, en 1907, le lancement « du » Vérité et l’armement « du » Justice.

Dés lors, beaucoup prirent la mauvaise habitude de masculiniser systématiquement l’article placé devant le nom d’un bâtiment. Rapidement des voix s’élevèrent contre cette nouvelle pratique, jugée totalement « contraire à la philologie, à l’usage et à la raison. »

Des voix telles que celles des lecteurs de L’intermédiaire des chercheurs et des curieux qui discutèrent de cette question en 1907 et 1908 : « Ne semble-t-il pas que la langue du journalisme d’information s’écarte singulièrement des règles de la grammaire quand elle énonce : le Gloire, en désignant le croiseur de ce nom, et, le Patrie, pour parler du ballon dirigeable ainsi baptisé, Patrie et Gloire étant du genre féminin ? L’article masculin précédant ces deux noms sonne désagréablement à l’oreille. Le journaliste sous-entend les mots : croiseur et ballon, évidemment. Mais, écrire incorrectement pour semblable élision ! » Ou encore celle du jeune écrivain Maurice de Noisay, qui publia en 1909 une Lettre à MM. les directeurs des journaux nationalistes à propos d’un article défini, dans laquelle il s’étonna, lui aussi, que l’on se permit d’imprimer bizarrement « le République », pour désigner un dirigeable, et « le Vérité » ou « le Justice », pour désigner un cuirassé : « […] Car, si l’on veut prononcer le République – au masculin – parce que l’on sous-entend le dirigeable, autant vaudrait d’articuler le France, pour le pays de France, et le Garonne, sous prétexte qu’il est question d’un fleuve. »

Extrait du journal le Figaro du 4 décembre 1907.

Le ministre de la marine de l’époque, Gaston Thomson, réagit et déclara très simplement : « Le nom du bâtiment est inscrit à l’arrière sans être précédé d’aucun article et on peut lire : Patrie, République, Vérité. La correction, lorsqu’on désigne le nom, veut qu’on indique en même temps la classe du navire et qu’on dise, par exemple : « le cuirassé Justice« , « le contre-torpilleur Javeline« , etc. Dans le langage courant, on ne cite que le nom, mais on a le soin alors d’accorder l’article avec le substantif. On se garde de dire : « le Liberté« , « le Jeanne-d’Arc« , « le Marseillaise« , et on a grandement raison, car je ne sais rien de plus inélégant que ces interversions de genre et de sexe. » (cliquez sur l’image ci-dessous pour l’agrandir.)

Extrait du journal Le Matin du mercredi 11 décembre 1907.

A cette époque, le « mal » ne semblait pas encore être très profond. Il ne touchait qu’une partie de la presse et des auteurs peu au courant des choses de la marine. Lors de la catastrophe du cuirassé Liberté le 25 septembre 1911, par exemple, trois grands quotidiens (L’Aurore, L’Intransigeant, L’Univers) seulement annoncèrent l’explosion à Toulon « du » Liberté. Plusieurs autres journaux semblèrent en outre hésiter quant au genre des navires, tel Le Rappel qui rapportait dans son numéro du 27 septembre 1911 l’explosion de « la Liberté » tout en évoquant « les victimes du Gloire » et le précédent du cuirassé Iéna, appelé « le Iéna » puis « l’Iéna » dans l’article… La majorité des quotidiens, toutefois, écrivirent « la Liberté » (L’Action française, La Croix, L’Echo de Paris, Le Gaulois, Le Figaro, Le Gil Blas, L’Humanité, le Journal des débats politiques et littéraires, La Lanterne, Le Matin, L’Ouest-Eclair, Le Petit Journal, Le Petit Parisien, La Presse, Le Siècle, Le Temps). On remarquera cependant, dans les nombreux témoignages cités dans les différents articles de ces journaux, que plusieurs civils et marins avaient déjà prit l’habitude de masculiniser le nom des navires de guerre.

Lorsque le cuirassé France coula le 26 août 1922, au large de Quiberon, après avoir échoué sur le récif de la Teignouse, la catastrophe fit également la Une de très nombreux quotidiens. Sur les dix-sept que nous avons pu étudier, neuf (L’Humanité, L’Ouest-Eclair, Le Figaro, L’Action française, L’Echo d’Alger, L’Echo de Paris, le Journal des débats politiques et littéraires, La Presse et Le Temps) écrivirent « la France« , cinq (Le Gaulois, Le Matin, Le Petit Journal, La Lanterne et Le Petit Parisien) « le France » et trois (La Croix, L’Intransigeant, Le Rappel) restèrent « neutres », se contentant de systématiquement écrire « le cuirassé France« .

Interrogée sur la question du genre des noms propres des navires, l’Académie du Var, société littéraire et scientifique de Toulon, donna également son avis, après discussion, lors de la séance du 7 octobre 1925 : « Le nom propre d’un bateau conserve son genre, qu’il s’agisse d’un transport, d’une corvette, d’un sous-marin, d’un cuirassé ou d’une canonnière, quand ce nom est précédé de l’article. Exemple : la France a fait un beau voyage ; le cuirassé France a fait une bonne traversée ; le Kéraudren est allé à Saint-Mandrier ; la canonnière Kéraudren est allée à Saint-Mandrier. La Provence a fait une bonne traversée. La Liberté a fait explosion en 1911. On ne peut dire Le Provence ou le Liberté. L’argument que le mot cuirassé est sous-entendu n’a pas de valeur sans quoi on devrait mettre les noms de tous les départements ou de tous les fleuves au masculin, sous prétexte qu’il s’agit de départements ou de fleuves ! »

La querelle prit une nouvelle fois de l’ampleur au début des années 1930, lors de la construction du grand paquebot Normandie. La presse se passionna très naturellement pour ce magnifique navire, chef d’œuvre d’architecture navale et nouvel orgueil de la marine marchande de la Compagnie Générale Transatlantique et du pays. A cette occasion, la quasi-totalité des journaux annoncèrent le lancement « du » Normandie, ou le fait que « le » Normandie serait le plus grand paquebot du monde… Seul le quotidien breton L’Ouest-Eclair continua d’écrire « la Normandie« .

Face à cette situation, L’Ouest-Éclair mena son enquête et s’interrogea : Doit-on dire « le » ou « la » Normandie ? La question fut posée par le journal « aux plus hautes personnalités françaises », sollicitant les marins comme les hommes de lettres : notamment les amiraux Guépratte, Adam, Exelmans, Darlan, le capitaine de vaisseau Kerdudo, commandant de l’École navale, les écrivains maritimes Pierre Le Comte, Claude Farrère, Louis Guichard, les académiciens Henri de Réginer, Abel Bonnard, Louis Bertrand. Leurs réponses furent publiées dans les éditions du 6, 7, 8, 9 et 11 août 1934 du journal. A l’unanimité, l’ensemble de ces personnalités condamnèrent avec force le nouvel usage : il fallait dire « la Normandie » ! Georges Clerc-Rampal, capitaine au long cours et enseigne de vaisseau de réserve auteur d’une Histoire de la Marine française, écrit notamment : « Il est bon de mettre fin à la déplorable manie que vous signalez de déformer la langue française lorsqu’il s’agit d’un bâtiment. Dire le Normandie, le Provence, c’est pécher à la fois contre la tradition, contre le génie de notre langue et contre le bon sens. Il a toujours été de principe absolu, dans la marine, que l’article fait partie du nom. C’est donc une erreur d’appliquer cet article à la catégorie de bâtiment, et, c’en est une autre de supprimer cet article. »

Quelques jours seulement après la publication du résultat de cette sorte de sondage d’opinion, le 13 août 1934, le ministre de la Marine de l’époque, François Piétri, adressa à ses services une circulaire à propos de « l’usage de l’article devant les noms des navires de guerre » :

« 1° Une tradition séculaire ayant force de règlement voulait que l’article fit partie intégrante du nom des navires de guerre français et qu’il fût accordé soit avec ce nom si celui-ci était un substantif : le vaisseau Le Bucentaure, le vaisseau La Convention, le vaisseau La Ville de Paris, soit avec la catégorie du navire si ce nom était une épithète : le vaisseau Le Tonnant, la frégate La Malicieuse.

2° Depuis plusieurs années, l’article ne faisant plus toujours officiellement partie du nom « Patrie, Condorcet, Provence, etc. » des habitudes de langage parlé ou écrit s’introduisent qui heurtent la grammaire, l’oreille et le bon sens. On tend à ne plus employer l’article, voire à le supprimer quand il existe officiellement ; on dit par exemple Fortune au lieu de « la Fortune demande à appareiller ».

On tend aussi toujours à l’accorder avec la catégorie du navire et parce qu’il s’agit d’un cuirassé, d’un croiseur, d’un torpilleur, etc., on tend à dire ou à écrire au masculin Le Bretagne, le Jeanne d’Arc, le Bourrasque, etc. », ceci en vertu d’une thèse qui généralement conduirait à dire Le Seine, le Pyrénées-Orientales parce qu’on parle d’un fleuve ou d’un département. Enfin brochant sur le tout, on emploie des tournures de phrases, comme celles-ci : la torpille de Typhon, les turbines du Bourrasque, j’embarque sur Suffren.

3° Il convient donc, en ce qui concerne l’usage de l’article, de fixer une doctrine qui autant que le permet la dénomination de nos navires, se rapproche de la tradition correcte. En conséquence, j’ai décidé que :

« Premièrement : L’article devra toujours être employé lorsqu’on citera le nom d’un navire de guerre sans le faire précéder de celui de sa catégorie, exemple : la Provence, la Jeanne-d’Arc, le Vauban, la Psyché. Exception de cette règle ne sera tolérée que dans le style télégraphique.

Deuxièmement : Lorsqu’on fera précéder le nom du navire de celui de sa catégorie, l’article devra toujours figurer devant le nom s’il fait partie intégrante du nom officiel ; il n’y figurera pas dans le cas contraire ; exemple : le contre-torpilleur Le Fantasque, le torpilleur La Palme, le sous-marin La Sultane, le cuirassé Provence, le croiseur Foch, le torpilleur Tramontane.

Troisièmement : Par voie de conséquence, toutes les phrases devant être construites avec cet article ; on devra dire par exemple : les turbines de La Bourrasque, ou j’embarque sur le Suffren. »

Extrait du journal L’Ouest-Éclair du 17 aout 1934.

L’Académie française, à l’initiative de l’amiral Lacaze, félicita le ministre pour cette décision jugée « [respectueuse de] la tradition qui concorde, du reste, avec la grammaire et l’euphonie. » L’Académie de Marine en fit de même. On remarquera pour autant que le ministre Piétri n’a à cette occasion rien inventé. Sa circulaire est en tout point conforme à l’avis exprimé par le ministre Thomson trente ans plus tôt, en 1907. Son véritable mérite est, en vérité, d’avoir officialisé la tradition.

La circulaire du 13 août 1934, cependant, ne régla pas totalement le problème, comme on pourrait être tenté de le croire. Si, concernant la marine de guerre, il n’y avait effectivement plus de discussion possible, la tradition étant devenu la règle, le problème restait entier concernant la marine marchande, comme le rappelle le journal Le Temps dans son numéro du 30 août 1934 : « La discipline, qui fait la force principale des armées, fait aussi la force principale de la flotte de guerre ; mais la flotte de commerce ne saurait y être soumise, attendu qu’elle est essentiellement civile, et comme disait M. de Talleyrand, nous appelons civil tout ce qui n’est pas militaire. Les compagnies de navigation sont maîtresses après Dieu de leurs bâtiments, et elles ont, entre autres droits, celui de les baptiser comme il leur plait : cela ne regarde personne ; cela notamment ne regarde pas le gouvernement de la République. »

Le Journal de la Marine marchande avait d’ailleurs assez mal réagi à la décision ministérielle, invoquant l’usage et le « sous-entendu » vapeur : « Les assureurs, les affréteurs, les douaniers, les bureaux de navigation ont coutume de mettre l’article le devant le nom d’un navire, parce qu’ils sous-entendent le mot vapeur. »

Extrait du journal L’Illustration dédié au paquebot Normandie, paru en 1935.

Sur le moment, la circulaire du ministre eut toutefois un certain effet. Lors du départ du paquebot Normandie pour son voyage inaugural, le 29 mai 1935, pas un seul des onze grands quotidiens étudiés n’écrivit « le » Normandie. Sept écrivirent « la » Normandie (L’Action française, Le Figaro, L’Echo de Paris, La Croix, L’Humanité, L’Ouest-Eclair, Le Temps), les cinq autres (Le Petit Journal, Le Petit Parisien, Le Matin, L’Intransigeant) préférant respecter de la volonté Compagnie Générale Transatlantique et annoncèrent « le départ de Normandie« , sans le moindre article donc…

Extrait du journal Le Matin du 16 juin 1936.

Cela n’empêchera pas, vingt années plus tard, le ministre chargé de la Marine marchande, Raymond Schmittlein, de rappeler dans sa circulaire du 25 février 1955 que « la correction grammaticale et la véritable tradition veulent que l’article défini soit du genre qu’appelle le nom du navire et qu’il est particulièrement choquant de voir ou d’entendre une administration parler DU Marseillaise, DU France ou DU Jamaïque. »

Mais, malgré l’avis clairement manifesté de leurs plus illustres prédécesseurs – cap-horniers et long-courriers encore vivants – en dépit de directives ministérielles précises, malgré les décisions de certains directeurs de compagnies de navigation, comme Georges Philippar, directeur de Compagnie des Messageries Maritimes qui écrivait en 1934 : « la suppression de l’article semble intolérable. Elle conduit à des expressions heurtées et particulièrement choquantes. Si donc – comme je pense – article il doit y avoir, il semble qu’en toute logique, cet article doit, comme ce fut le cas jadis, être déterminé par le genre du nom choisi et non par celui du type de l’unité considérée. Tout autre procédé conduit, en effet, à des expressions déplorables. Il faut évidemment dire le Voltaire, la Jeanne d’Arc. Comment peut-on s’exprimer autrement ? », les marins du commerce conservèrent leur habitude de privilégier l’accord masculin. Peut-être pour affirmer leur particularité vis à vis de la marine militaire ?

On notera ainsi que, à l’occasion du lancement du paquebot France, le 11 mai 1960, le président de Gaulle lui-même sembla hésiter dans son discours, dans lequel il conclut subtilement : « Et maintenant, que France s’achève et s’en aille vers l’océan, pour y voguer et servir ! Vive le France, vive la France ! »

Aujourd’hui, la question du genre des navires parait de moins en moins controversée tant l’usage semble définitivement favoriser, pour la marine de commerce, la masculinisation systématique des paquebots et autres bateaux, et, pour la marine militaire, l’accord entre l’article et le nom d’un bâtiment de guerre. On remarquera qu’il n’est toutefois pas rare de lire ou d’entendre, encore aujourd’hui, parler « du Jeanne d’Arc« , ce navire mythique s’en allant pour son dernier voyage, de « la Dupleix » ou même de « la Guépratte » quand on évoque les frégates de la Marine nationale. On peut se demander quelle eut été la réaction de l’amiral Guépratte face à de telles erreurs, lui qui écrivait il y a 80 ans : « Ah ! elle est bonne, celle là. Dira-t-on Le Jeanne-d’Arc, Le Pomone, Le Calypso ? C’est tout simplement grotesque. Je ne comprends même pas que la question ait pu se poser. Nous avons La Jeanne-d’Arc, La Junon. »

6 réflexions sur “L’usage de l’article devant les noms des navires

  1. Votre article est particulièrement complet et documenté. Ce problème du genre des noms de bateaux m’a toujours intrigué et c’est la première fois que je trouve une étude complète sur ce sujet.

  2. Belle étude en vérité, qui sans doute ne clora pas le débat (on devrait dire « polémique » pour, être au goût du jour) ! Mais au moins on disposera d’une référence. Merci.

  3. Merci pour cet excellent article qui m’apprend beaucoup de choses. Pour être moi-même ancien officier de la marine marchande (oui, oui, officier comme dans la Royale) mais ayant de nombreux aïeux de la marine de guerre, royale, impériale ou nationale, je ne peux que partager le même souci collectif de logique de l’emploi d’un article, de cet article accordé avec le genre et d’un usage identique dans toutes les marines (et idem pour l’aviation ou tout autre engin).
    Bien cordialement

  4. Un excellent article !

    Un commentaire utile : de Gaulle n’hésite pas lorsqu’il dit « France » au lieu de la France en parlant du célèbre paquebot, mais se conforme à une habitude déplorable qui chez lui est un parti pris, même pour les bâtiments de notre Marine. Ainsi disait-il non le Surcouf, ni même le sous-marin Surcouf, mais, par exemple, Surcouf appareilla ou Surcouf fut coulé… Ce général grand d’une toise avait du moins l’honnêteté de reconnaître qu’il peinait à écrire, sa laborieuse plume (mais précise toutefois) a donc quelques excuses.

  5. Très bel article, que je viens de découvrir, juste après avoir moi-même ouvert hier sur le forum Net-Marine un fil sur ce sujet ! :
    http://forum.netmarine.net/viewtopic.php?f=5&t=3903
    D’une manière générale, votre blog me plaît beaucoup.
    Peut-être serez-vous intéressé par un travail de recherche personnel que j’ai mis en ligne sur Calaméo ;
    « Quand mon père était marin… De l »Ecole des pupilles à la libération de la poche de Royan (1937-1945) » :
    http://fr.calameo.com/books/00448714352a20d6a3ea6
    Cordialement,
    Jacques Omnès

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s