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Brève histoire de la marine russe (1898)

Cette magnifique peinture d’Ivan Aïvazovski (1886) représente la parade navale de la flotte russe de la mer Noire en 1849, sous les yeux de Nicolas Ier. Le tsar est accompagné de son fils ainé, le tsarévitch Alexandre, de l’amiral Lazarev et des vice-amiraux Kornilov et Nakhimov. Le navire de tête, le trois-ponts Dvenadtsat’ Apostolov (Двенадцать Апостолов, Douze Apôtres), est suivi, dans l’ordre, des 84 canons Rostyslav (Ростислав, Rostislav, du nom d’un Grand-prince du XIIe siècle), Svyatoslav (Святослав, Sviatoslav, du nom d’un Grand-duc russe du Xe siècle), Yagudiil (Ягудиил), du 120 canons Tri Svyatitelya (Три Святителя, Trois Hiérarques parfois nommé Trois Saints dans les sources française), des 84 canons Gavriil (Гавриил, l’archange Gabriel), Selafail (Селафаил) et Uriil (Уриил, l’archange Uriel).

Il est souvent intéressant de lire la presse ancienne. Des sites internet tels que gallica.bnf.fr permettent un accès facile et instantané à de nombreux journaux du 19e siècle, de quoi fréquemment tomber sur des articles à propos du sujet qui nous passionne tant.

Ici un extrait du Journal des débats du mardi 27 septembre 1898, à propos de l’ouvrage Russia’s Sea-power, Past and Present Or The Rise of the Russian Navy, par George Sydenham Clarke, paru en 1898.

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Des navires russes construits en France sous le 2nd Empire

La frégate russe Svetlana
M’intéressant depuis quelque temps déjà à l’histoire de la marine russe, j’ai déjà mis en ligne sur Trois-Ponts! plusieurs articles à ce sujet. Par exemple à propos de l’influence française dans la construction navale russe au début du 19e siècle, ou de la reconstruction de la marine russe après la guerre de Crimée. Dernièrement, l’affaire de la vente à la Russie par la France de plusieurs bâtiments de projection et de commandement (BPC) en pleine crise ukrainienne m’a poussé à m’intéresser à l’histoire des navires de guerre russes construits en France. Si les nombreux cuirassés (Tsesarevich, Admiral Makarov et Bayan) et contre-torpilleurs russes construits à Toulon et au Havre sous la IIIe République, notamment dans les années 1890-1900, sont souvent évoqués, j’ai pu constater que les bâtiments commandés entre 1857 et 1860 par le jeune tsar Alexandre II et son frère, le grand-duc Constantin, à plusieurs chantiers privés français, sont bien moins connus.

J’ai par conséquent entamé des recherches à propos de ces navires, recherches qui ont donné lieu à un article publié en juin dernier sur le site de la Fondation Napoléon :

Des navires russes construits en France sous le Second Empire (1857-1860)

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Préhistoire du navire cuirassé

La Gloire et le Donawerth. Par Lebreton.

Le jeudi 24 novembre 1859 est mis à l’eau à Toulon, en présence d’une foule importante et impatiente, le premier cuirassé moderne de l’Histoire : la Gloire. Conçu par le célèbre ingénieur Dupuy de Lôme, le navire, long de 77,89 m, large de 17 m, est paradoxalement construit en bois. Son blindage en fer forgé de 12 cm d’épaisseur sera installé postérieurement à son lancement, dans l’un des bassins de l’arsenal toulonnais, en décembre 1859.

Ce que j’appelle la préhistoire du navire cuirassé est toutefois bien plus ancienne. Dans son fameux ouvrage La marine cuirassée (1873), Paul Dislère écrit ainsi en introduction  : « L’idée de recouvrir d’une armure les murailles des navires, en vue de leur assurer contre les attaques de l’artillerie une résistance que ne leur donne pas la constitution propre de leurs murailles, est presque aussi ancienne que les premières luttes sur mer ».

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Le Souverain (1819-1885)

« Dernier vestige d’un matériel séculaire, il semble être le symbole des traditions des âges qui nous ont précédés. Au milieu des transformations incessantes de notre matériel naval, peut-être n’avons-nous plus à étudier le côté technique de la marine d’autrefois ; nous avons certainement à en méditer le côté humain et à y puiser de fortifiantes leçons. L’engin de combat se transforme le personnel reste le même. Les vaisseaux de ligne, depuis le Soleil-Royal de Tourville jusqu’au Souverain d’aujourd’hui, nous ont légué un glorieux héritage de valeur, d’abnégation et de dévouement. Appliquons-nous à être les dignes fils de nos héroïques devanciers. »

Cette remarquable citation est extrait d’un intéressant article (déjà évoqué sur Trois-Ponts!) Notice historique sur le vaisseau le Souverain publié dans la Revue maritime et coloniale (tome 79, 1883), dans lequel le lieutenant de vaisseau Étienne Farret raconte la carrière des trois Souverain de l’histoire de la Marine française, dont l’important vaisseau de premier rang, mis en chantier à Toulon en 1813, mis à l’eau en 1819 et armé pour la première fois le 16 avril 1840, soit vingt ans après son lancement ! En voici un long résumé.

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Des vaisseaux russes cédés à la France (1809)

J’indiquais dans un précèdent billet à propos de l’École navale que l’un des premiers vaisseaux-écoles aménagés sous l’Empire pour recevoir et former les futurs officiers de la Marine française fut en fait un vieux vaisseau russe, cédé à la France en décembre 1809. L’histoire de cette cession mérite d’être précisée.

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L’incendie du Trocadéro à Toulon (1836)

Plan de Toulon, 1840

J’avais évoqué dans un précèdent billet la destruction par le feu du vaisseau de premier rang le Trocadéro à Toulon, le 23 mars 1836, tandis qu’il était en réparation dans le bassin de radoub. Je suis récemment tombé sur deux articles de presse à propos de cette catastrophe, publié dans le Journal de Rouen quelques jours après les faits. J’ai pris le temps de les retranscrire entièrement.

Cliquez sur le plan ci-dessus pour l’agrandir. Il représente Toulon dans les années 1840. Lors de l’incendie du Trocadéro, le vaisseau se trouvait dans le bassin n°1 (point noir sur le plan). A cette époque, le bassin n°2 était sur le point d’être terminé (1838), le n°3 sera construit entre 1841 et 1846.

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École navale : une bien belle histoire (1840)

en

Extrait du Journal Politique et Littéraire de Toulouse et de Haute-Garonne du 31 janvier 1840 (n°16, 29e année) :

« On lit dans l’Auxiliaire Breton de Rennes :

Le trait de touchante camaraderie d’école que nous allons rapporter s’est passé à Brest, sur le vaisseau-école l’Orion. Un élève de l’école de marine en a été l’objet. Ce jeune homme sort de nos murs et appartient en quelque sorte à notre ville : c’est un titre de plus pour exciter notre intéret.

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Le Friedland, son nom et son lancement (1840)

Lancement du Friedland à Cherbourg le 4 avril 1840, par Antoine Chazal

Lancement du Friedland à Cherbourg le 4 avril 1840, par Antoine Chazal. Musée Thomas-Henry, Cherbourg-en-Cotentin.

« Le 4 avril 1840, à six heures et demie du matin, par un temps nébuleux, une brise froide agitant la plus haute marée, il se passait dans le port militaire de Cherbourg un de ces rares et majestueux événements où se révèle la puissance du génie de l’homme. On lançait à la mer le vaisseau le Friedland de 120 canons, aux acclamations de la ville et des environs, accourue pour assister à cette imposante cérémonie. »

Je publiais il y a quelques mois un billet « J’en ris encore » dans lequel j’expliquais que la multiplication des changements de nom des différents navires de guerre français entre 1793 et 1815, due aux nombreuses fluctuations politiques durant cette période, fut la cause de beaucoup de confusions, confusions que nous retrouvons d’ailleurs parfois encore aujourd’hui. J’avais cité pour l’exemple Pierre Le Conte et le cas du 118 canons l’Océan, trois-ponts qui porta pendant plusieurs jours deux noms officiels (!) J’aurais également pu évoquer le vaisseau de premier rang le Friedland, lancé à Cherbourg en 1840.

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