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Quand les Anglais se moquaient des peintures françaises

Combat de la frégate la Canonnière contre le vaisseau HMS Tremendous et une frégate anglaise, le 21 avril 1806. Par Julien Gilbert.

En 1830, Charles X, dernier frère de Louis XVI, est chassé du pouvoir et son cousin, Louis-Philippe d’Orléans, est proclamé Roi des Français. Très vite, la question se pose du devenir du château de Versailles, jusque là résidence royale.

Le 1er septembre 1833, le Roi Citoyen, passionné d’Histoire, prend la décision de transformer Versailles en musée historique, dédié « à toutes les gloires de la France », où seront rassemblées toutes les images peintes, sculptées, dessinées et gravées qui illustrent des événements ou des personnages de l’histoire de France depuis ses origines. Au-delà du rôle pédagogique du musée, l’idée est de réconcilier tous les Français si divisés depuis quarante ans. Cette gigantesque entreprise est confiée à l’architecte Frédéric Nepveu. Louis-Philippe prend quant à lui en charge le financement des travaux sur la dotation de sa liste civile, pour plus de vingt-trois millions de francs or, et en suit le déroulement de très près, en multipliant les visites de chantier.

Après quatre ans de travaux, durant lesquels on est amené à détruire de nombreux appartements princiers, Louis-Philippe peut enfin inaugurer son musée.

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1799 : le retour de Bonaparte en France, la faute aux Russes !


J’avais rédigé il y a quelques temps déjà un rapide historique de la fameuse frégate française le Muiron, notamment connue pour avoir ramené Napoléon Bonaparte d’Égypte en 1799. A ce propos je lisais encore récemment un extrait du livre de Michèle Battesti – dont j’apprécie particulièrement les ouvrages – La bataille d’Aboukir
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La Santísima Trinidad espagnole et les vaisseaux de 118 canons français

La Santísima Trinidad. Par Geoff Hunt. Le célèbre vaisseau espagnol fut capturé par les Britanniques lors de la bataille de Trafalgar le 21 octobre 1805 et sombra quelques jours plus tard, le 24 octobre 1805, durant une importante tempête.

Le vaisseau Santísima Trinidad (1769) est l’un des plus célèbres navires de guerre de l’histoire de la marine de guerre espagnole. Il est souvent dit que ce vaisseau fut le plus grand et le plus puissant de son temps. Est-ce vrai ? Non ! Et je crois qu’il est temps de mettre fin aux mythes entourant ce vaisseau.

Comparer la taille des navires de différentes nations est un exercice complexe. D’une part parce que les unités de mesure sont nombreuses et différentes selon les pays (mètres, pieds français, pieds anglais, pieds de Burgos, etc.). D’autre part parce que chaque marine mesuraient leurs navires selon leurs propres critères. En France, la longueur d’un bâtiment était en principe mesurée de la perpendiculaire d’étrave à la perpendiculaire d’étambot, ce qui n’était pas forcément le cas dans les autres pays. Malgré ces difficultés, nous allons essayer de comparer la Santísima Trinidad et les plus grands vaisseaux français de la fin du XVIIIe et début du XIXe siècle : les fameux 118 canons de Sané-Borda.

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Montgéry, cet illustre inconnu !

Dans son ouvrage La Naissance du Cuirassé, James Phinney Baxter écrit : « L’artilleur Paixhans qui prévit la révolution dont il fut l’artisan, Napoléon III qui sut choisir l’homme et le soutenir envers et contre tous, Dupuy de Lôme, enfin, qui résolut le problème du cuirassé de haute mer restent les trois figures essentielles de l’histoire du cuirassé ». Ces trois hommes ont un point commun : ils sont Français. Et le premier véritable cuirassé moderne de l’histoire fut également français, il s’agit de la Gloire.

Lancée en 1859, la Gloire est en fait un vaisseau à hélice de type NapoléonAlgésiras dont on a rasé la batterie haute et diminué la voilure, le gain de poids ainsi obtenu permettant de doter le bâtiment d’une armure en fer de 800 tonnes environ. Le navire n’ayant dés lors plus qu’une seule batterie armée de 32 canons, on parle à l’époque de « frégate cuirassée ».

J. P. Baxter cite également par la suite un quatrième nom, bien moins célèbre que les trois premiers : Jacques-Philippe Merigon de Montgéry (1781-1839).

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La frégate légère

Je vous informais il y a quelques jours de la publication récente d’une monographie signée Jean-Claude Lemineur consacrée à la frégate légère l’Aurore aux éditions Ancre. La frégate légère, notamment utilisée dans la marine de Louis XIV à la fin du XVIIe siècle et qui doit être distinguée de la frégate moderne apparue au milieu du XVIIIe siècle, est il me semble assez méconnue. C’est pourquoi j’ai pris le temps d’écrire quelques mots sur ce type de bâtiment. Comme souvent, je vais ici m’appuyer sur les travaux de Jean Boudriot.

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Monographie : L’Aurore, frégate légère (1697)

Les éditions Ancre viennent de publier une nouvelle monographie consacrée à la frégate légère l’Aurore (1697). L’auteur de cet ouvrage est Jean-Claude Lemineur, qui a notamment écrit un remarquable ouvrage sur la marine de Louis XIV : Les Vaisseaux du Roi Soleil, malheureusement quasiment introuvable aujourd’hui. Il est également à noter que ce spécialiste travaillerait actuellement sur la monographie d’un vaisseau de 90 canons datant de la fin du XVIIe siècle. Affaire à suivre…

La monographie de la frégate légère l’Aurore est en vente sur le site d’ANCRE au prix de 115 €.

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Trafalgar : exemple de « Fake news » en 1805


Lu dans la Monographie du bateau canonnier modèle an XII de Sophie Muffat, Pierre Grandvilliers et Denis Désormière, pages 111 et 112, un passage qui m’a particulièrement étonné à propos d’un extrait du Naval Chronicle citant le journal français le Moniteur universel.

Le Naval Chronicle était un journal mensuel anglais qui fut publié de janvier 1799 à décembre 1818 et qui contenait des articles à propos des choses de la mer et en particulier de la Royal Navy. Comme l’explique Sophie Muffat, le Naval Chronicle, comme plusieurs autre journaux anglais, traduisait et publiait régulièrement des articles de la presse française, et notamment du Moniteur universel, journal officiel français à l’époque, et celui-ci faisait d’ailleurs de même avec les journaux anglais.

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