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Liste des vaisseaux français ayant servi entre 1789 et 1815

J’ai retrouvé dans mes brouillons de travail un tableau intéressant, que j’ai réalisé en 2010 : la liste les vaisseaux de ligne français qui ont servi dans les marines de la Révolution et de l’Empire. On y compte 200 navires : 10 vaisseaux de 118 canons, 7 vaisseaux de 110 canons, 34 vaisseaux de 80 canons et 149 vaisseaux de 74 canons. La majorité d’entre eux sont issus des plans Sané-Borda adoptés par la Marine en 1786.

Deux sources principales ont été utilisées pour sa réalisation : d’une part, le Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours de Jean-Michel Roche, et d’autre part, les travaux de Jean Boudriot, notamment son ouvrage Les vaisseaux de 74 à 120 canons.

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Décès de Jean Boudriot

C’est avec une immense tristesse que j’ai appris aujourd’hui le décès de Jean Boudriot, « notre maître à tous » comme l’appellent souvent les modélistes. Ce grand Monsieur, passionné par les armes anciennes et l’architecture navale, fut l’un des principaux acteurs de la renaissance de l’archéologie navale en France.

Jean Boudriot est, je dois bien l’avouer, à l’origine de mon intéret tout particulier pour la marine ancienne et la construction navale de cette époque. Ses nombreux articles, notamment publiés dans la revue Neptunia, sur lesquels j’étais tombé tout à fait par hasard il y a quelques années, alors que je n’étais encore qu’un adolescent, furent pour moi une révélation. Ils ne suffirent bientôt plus à satisfaire ma soif de connaissance sur le sujet et, tout naturellement, je m’intéressa rapidement à ses ouvrages et monographies publiés aux éditions Ancre.

Je me revois encore aller au SHD de Toulon après les cours de la fac, simplement pour pouvoir lire quelques-uns de ses livres, notamment la Bible : Le vaisseau de 74 canons, en quatre volumes… Je me souviens également que je m’offris son ouvrage Les vaisseaux de 74 à 120 canons lorsque j’obtins mon diplôme universitaire. Ce fut mon premier Boudriot !

Des souvenirs simples mais ô combien heureux ! Merci M. Jean Boudriot ! L’un de mes plus grands regrets sera de ne jamais avoir eu la chance de pouvoir discuter avec vous, même si, et c’est étrange à expliquer, je vous ai tellement lu que j’ai l’impression de vous avoir bien connu.

J’adresse mes très sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

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A propos du pavillon de la marine russe

Marine russe à Feodosiya (1839). Par Ivan Aivazovskiy.

« Un souverain qui n’a qu’une armée n’a qu’un seul bras, un souverain qui a une armée et une marine en a deux. »
Pierre le Grand

Il faut attendre l’arrivé au pouvoir de Pierre Alexeïevitch 1er, plus connu sous le nom de Pierre le Grand, dont le règne effectif commence en 1694 et se prolonge jusqu’à sa mort en 1725, pour que la Russie s’intéresse véritablement à la création d’une marine de guerre.

L’histoire de la marine russe commença en 1695. Pendant qu’il assiégeait la forteresse d’Azof, le tsar s’aperçut qu’il serait impossible de la réduire sans une force navale. Il donna aussitôt l’ordre de construire plusieurs navires armés à l’aide desquels il recommença le siège l’année suivante. Enfin les Turcs furent vaincus et la forteresse prise ! Pour célébrer cet important succès, Pierre fit frapper une médaille où il était inscrit : « Vainqueur par la foudre et les vagues. »

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Les pavillons de la marine sous l’Ancien Régime

Jonction de d’Estrées et du duc d’York en mai 1672 avant l’engagement contre la flotte de Ruyter. Au premier plan, le Saint-Philippe. Par Jan Karel Donatus Van Beeck.

« On appelle Pavillons, des bannières faites d’étoffes légères, communément d’étamines, flottantes au gré du vent, attachées à un bâton élevé sur la poupe du vaisseau, qui servent à faire connaitre, soit par leur forme, soit par leurs couleurs, de quelle nation est le vaisseau. Chaque nation n’est pas bornée à un seul pavillon ; toutes celles de l’Europe en ont plusieurs tant pour distinguer les vaisseaux de guerre des vaisseaux marchands, que pour marquer le rang des officiers qui les commandent. Plusieurs villes commerçantes en ont aussi de particuliers qu’elles arborent outre celui de la nation… »

Jacques Nicolas Bellin, Ingénieur de la Marine et du Dépôt des Plans, 1756.

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Notice biographique du baron Rolland (1769-1837)

J’ai mis en ligne il y a quelque temps une Notice biographique de Nicolas Ozanne, célèbre ingénieur de la marine du XVIIIe siècle, écrite peu après sa mort en 1811 et publiée dans les Annales maritimes et coloniales en 1816. Je refais aujourd’hui la même chose pour un autre grand ingénieur constructeur de la Marine française : le baron Rolland, qui succéda en 1817 au fameux Jacques-Noël Sané au poste d’inspecteur général du génie maritime.

Le portrait ci-dessus est signé « Evrard 1837 », ce qui indique qu’il a été réalisé très peu de temps avant ou après la mort du baron Rolland. Le fait que ce dernier soit représenté relativement jeune laisse à penser qu’il s’agit en vérité d’un portrait posthume.

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Histoire de la marine du Consulat et de l’Empire


Dans le billet consacré à la thèse de Michèle Battesti sur La marine de Napoléon III, sans doute l’ouvrage de référence sur le sujet, je regrettais l’absence – à ma connaissance – de travail récent équivalent pour la marine de Napoléon Ier, dont l’histoire est certes bien plus triste, et concluais ainsi : « A quand un équivalent pour la marine du Premier Empire… ? » La réponse était peut-être 2014.

Souvenez-vous, il y a quatre ans environ, un hors-série de la Revue du Souvenir Napoléonien consacré à La marine sous les deux empires nous apprenait que Pierre Lévêque, professeur agrégé d’histoire-géographie qui avait notamment soutenu une thèse intéressante sur Les officiers de la marine du Premier Empire – éditée en 2003 par le Service Historique de la Marine, devenu depuis Service Historique de la Défense – travaillait sur un nouvel ouvrage à propos de l’Histoire de la marine du Consulat et de l’Empire. Vaste sujet !

Cet ouvrage est paru cette année, il y a quelques mois, de manière assez discrète. Cette Histoire de la marine du Consulat et de l’Empire semble être un véritable monument : deux volumes (21 x 29,7 cm), Du 18 brumaire à Trafalgar et Après Trafalgar, de 550 pages chacun environ !

N’ayant pas encore eu la chance de le lire, je ne me prononcerai pas quant au contenu de ce travail mais il me semble que celui-ci est assez prometteur.

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L’indépendance des États-Unis, le rôle de la Marine française

Je l’ai lu dernièrement. Le 25 septembre 2013, tandis que plusieurs personnalités franco-américaines étaient réunies au consulat de France, à New York, pour évoquer la possible traversée de l’Atlantique de la réplique de l’Hermione en 2015, Miles Young, président de l’association Friends of Hermione – Lafayette in America, regrettait que « les Américains ne reconnaissent pas forcément le rôle de la France dans la guerre d’Indépendance, encore moins de la marine française. »

Tel ne fut pas toujours le cas. Faisons un retour en arrière de plus d’un siècle… En 1881 fut célébré, en grande pompe, aux États-Unis, le centenaire de la victoire de Yorktown, qui eut pour conséquence la capitulation de l’armée anglaise commandée par le général Cornwallis et, de fait, l’indépendance de la nation américaine.

Robert Winthrop, président de la Société historique du Massachusetts, fit à cette occasion un discours dans lequel il évoqua longuement l’aide de la France : « de la France, autrefois une monarchie absolue, depuis un empire, puis une monarchie constitutionnelle, aujourd’hui une république, mais toujours la France […] Nous n’avons point oublié que c’est à la monarchie des Bourbons que nous avons dû cette aide. Nous n’avons point oublié que c’est dans les rangs les plus élevés de la société française qu’est né l’enthousiasme pour la cause de notre liberté, et que de son sein sont partis ces braves officiers qui sont venus à notre secours… »

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