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La Santísima Trinidad espagnole et les vaisseaux de 118 canons français

La Santísima Trinidad. Par Geoff Hunt. Le célèbre vaisseau espagnol fut capturé par les Britanniques lors de la bataille de Trafalgar le 21 octobre 1805 et sombra quelques jours plus tard, le 24 octobre 1805, durant une importante tempête.

Le vaisseau Santísima Trinidad (1769) est l’un des plus célèbres navires de guerre de l’histoire de la marine de guerre espagnole. Il est souvent dit que ce vaisseau fut le plus grand et le plus puissant de son temps. Est-ce vrai ? Non ! Et je crois qu’il est temps de mettre fin aux mythes entourant ce vaisseau.

Comparer la taille des navires de différentes nations est un exercice complexe. D’une part parce que les unités de mesure sont nombreuses et différentes selon les pays (mètres, pieds français, pieds anglais, pieds de Burgos, etc.). D’autre part parce que chaque marine mesuraient leurs navires selon leurs propres critères. En France, la longueur d’un bâtiment était en principe mesurée de la perpendiculaire d’étrave à la perpendiculaire d’étambot, ce qui n’était pas forcément le cas dans les autres pays. Malgré ces difficultés, nous allons essayer de comparer la Santísima Trinidad et les plus grands vaisseaux français de la fin du XVIIIe et début du XIXe siècle : les fameux 118 canons de Sané-Borda.

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Montgéry, cet illustre inconnu !

Dans son ouvrage La Naissance du Cuirassé, James Phinney Baxter écrit : « L’artilleur Paixhans qui prévit la révolution dont il fut l’artisan, Napoléon III qui sut choisir l’homme et le soutenir envers et contre tous, Dupuy de Lôme, enfin, qui résolut le problème du cuirassé de haute mer restent les trois figures essentielles de l’histoire du cuirassé ». Ces trois hommes ont un point commun : ils sont Français. Et le premier véritable cuirassé moderne de l’histoire fut également français, il s’agit de la Gloire.

Lancée en 1859, la Gloire est en fait un vaisseau à hélice de type NapoléonAlgésiras dont on a rasé la batterie haute et diminué la voilure, le gain de poids ainsi obtenu permettant de doter le bâtiment d’une armure en fer de 800 tonnes environ. Le navire n’ayant dés lors plus qu’une seule batterie armée de 32 canons, on parle à l’époque de « frégate cuirassée ».

J. P. Baxter cite également par la suite un quatrième nom, bien moins célèbre que les trois premiers : Jacques-Philippe Merigon de Montgéry (1781-1839).

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La frégate légère

Je vous informais il y a quelques jours de la publication récente d’une monographie signée Jean-Claude Lemineur consacrée à la frégate légère l’Aurore aux éditions Ancre. La frégate légère, notamment utilisée dans la marine de Louis XIV à la fin du XVIIe siècle et qui doit être distinguée de la frégate moderne apparue au milieu du XVIIIe siècle, est il me semble assez méconnue. C’est pourquoi j’ai pris le temps d’écrire quelques mots sur ce type de bâtiment. Comme souvent, je vais ici m’appuyer sur les travaux de Jean Boudriot.

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Monographie : L’Aurore, frégate légère (1697)

Les éditions Ancre viennent de publier une nouvelle monographie consacrée à la frégate légère l’Aurore (1697). L’auteur de cet ouvrage est Jean-Claude Lemineur, qui a notamment écrit un remarquable ouvrage sur la marine de Louis XIV : Les Vaisseaux du Roi Soleil, malheureusement quasiment introuvable aujourd’hui. Il est également à noter que ce spécialiste travaillerait actuellement sur la monographie d’un vaisseau de 90 canons datant de la fin du XVIIe siècle. Affaire à suivre…

La monographie de la frégate légère l’Aurore est en vente sur le site d’ANCRE au prix de 115 €.

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La prise de l’Ambuscade par la Bayonnaise (1798)

Le 14 décembre 1798, à 120 milles de l’île d’Aix, la corvette française la Bayonnaise, commandée par le lieutenant de vaisseau Edmond Richer, qui ramène de Cayenne à Rochefort un détachement de 30 soldats de l’ex-régiment d’Alsace, est chassée par la frégate anglaise Ambuscade, commandée par le capitaine Henry Jenkins, qui arrive à porté au milieu de la journée. L’Ambuscade lâche une première bordée, à laquelle la Bayonnaise réplique. Après une heure de combat environ, une pièce de 12 explose dans la batterie principale de la frégate anglaise, provoquant d’importants dégâts, un début d’incendie et une certaine panique dans la batterie, qui cesse de tirer. L’origine de cette explosion est un mystère. Défaut mécanique, erreur de chargement, ou coup au but de la Bayonnaise ?

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Le site du musée de la Marine

Le site « provisoire » du musée de la Marine propose depuis quelques temps déjà, mais je m’y suis replongé récemment, des programmes multimédia ma foi intéressants, notamment ceux concernant « la construction navale », « la vie à bord d’un vaisseau de 74 canons » ou « Napoléon et la mer »…

Le musée de la Marine propose également quelques vidéos, sur divers sujets, sur le site Youtube.

A voir…

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La marine à voile de Louis XIII à Napoléon III

Présentation d’un tout petit livre ma foi fort utile pour apprendre et comprendre l’essentiel des connaissances en matière d’histoire d’architecture navale : La marine à voile de Louis XIII à Napoléon III par Eric Rieth, aux éditions Jean-Paul Gisserot.

Ce mémo de 64 pages – facilement trouvable sur le net, à un prix de 2,70 euros – intéressera notamment les « néophytes » désirant connaitre les bases sur le sujet avant de se concentrer sur de plus importants ouvrages , ceux de Jean Boudriot notamment.