Monographie : L’Aurore, frégate légère (1697)

Les éditions Ancre viennent de publier une nouvelle monographie consacrée à la frégate légère l’Aurore (1697). L’auteur de cet ouvrage est Jean-Claude Lemineur, qui a notamment écrit un remarquable ouvrage sur la marine de Louis XIV : Les Vaisseaux du Roi Soleil, malheureusement quasiment introuvable aujourd’hui. Il est également à noter que ce spécialiste travaillerait actuellement sur la monographie d’un vaisseau de 90 canons datant de la fin du XVIIe siècle. Affaire à suivre…

La monographie de la frégate légère l’Aurore est en vente sur le site d’ANCRE au prix de 115 €.

Présentation de l’éditeur :

« La frégate légère, petit vaisseau relégué en bas de classement entre les grandes frégates et les barques longues, et utilisés à toutes fins dans la marine de Louis XIV, n’avait jamais jusqu’à présent, fait l’objet d’une étude exhaustive. Celle-ci s’inscrit dans le prolongement de celle portant sur l’architecture navale française du 17e siècle, entamée par Jean Boudriot, auteur de deux monographies, l’une consacrée au « Vaisseau trois-ponts de Monsieur de Tourville » et l’autre à la barque longue « La Belle ». Jean-Claude Lemineur, s’appuyant sur un manuscrit de François Coulomb, rédigé en 1683, a de son coté rédigé une monographie du vaisseau de 5èm rang « Le François ».

L’étude de l’Aurore qu’il propose, débute par la définition des caractéristiques des frégates légères à l’entrée du règne personnel de Louis XIV, qui répondent encore aux conceptions prévalant à la première moitié du 17° siècle.

Il retrace ensuite leur évolution, l’architecture de la frégate légère s’adaptant, comme celle du vaisseau, à l’augmentation constante de la puissance de feu, au fil des grandes périodes du règne et des décennies suivantes, jusqu’à ce que, malgré la réduction de ses hauts, elle soit délaissée au profit de la corvette dont les formes sont plus rases sur l’eau. L’étude se poursuit en se focalisant sur un exemple remarquable des frégates légères construites au lendemain des ministères de Colbert et Seignelay : L’Aurore de 18 canons de 6 Livres, mise en chantier au Havre par Philippe Cochois en 1697.

L’Aurore est soigneusement analysée, tant au niveau de son architecture et de son décor qu’aux caractéristiques volumétriques de sa carène. Celles-ci témoignent du talent de Philippe Cochois dont la carrière est brièvement retracée, démontrant une maîtrise peu commune des volumes qu’il façonne avec hardiesse. La restitution de l’Aurore par Jean-Claude Lemineur fait donc appel à la totalité des rares sources spécifiques à ce type de bâtiment.

Le résultat de ces études est concrétisé par 31 planches à l’échelle 1/48° qui décrivent graphiquement l’Aurore sous tous ses aspects, depuis ses formes schématiques jusqu’au gréement complet en passant par sa charpente et ses emménagements intérieurs.

La relative aridité du sujet est quelque peu atténuée par le compte-rendu de ses états de service au sein de la marine royale et notamment par le récit de deux longues croisières outre­ Atlantique. Ce récit, enrichissement important de l’ouvrage, est l’œuvre de l’historien Patrick Villiers. Il contribue à donner de l’Aurore, une image plus vivante.

Au total, la monographie fournit toutes les informations à la fois techniques et historiques sur la frégate légère au sein de la marine française, de 1661 à 1750. Son contenu devrait répondre amplement à l’attente des modélistes avertis. »

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