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Monographie : le Saint-Philippe (1693)

Je signale la parution aux éditions Ancre d’une nouvelle monographie à propos du vaisseau de premier rang le Saint-Philippe, trois-ponts de 90 canons construit à Toulon en 1693 par François Coulomb. Elle est signée Jean-Claude Lemineur, qui est notamment l’auteur d’un remarquable ouvrage sur Les vaisseaux du Roi Soleil, paru une première fois en 1996 et réédité en 2015, également aux éditions Ancre.

Le Saint-Philippe s’est notamment distingué lors de la bataille de Velez-Malaga en 1704, sous le commandement du chevalier d’Infreville. Il participa également à la défense de Toulon, assiégé par les Anglo-Hollandais en 1707. Il fut rayé des listes en 1713 et condamné à la démolition l’année suivante.

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État abrégé de la Marine du Roy en 1691

Bataille de Béveziers, 10 juillet 1690. Par Gustave Alaux. Collection du Musée national de la marine. Au premier plan, le fameux Soleil Royal !

A propos de la marine de Louis XIV, un document très intéressant disponible sur le site internet gallica.bnf.fr (trouvé et partagé par @eligidius) : État abrégé de la Marine du Roy en 1691

Ce document mériterait une analyse complète et bien des commentaires, qui seront peut être un jour publiés sur Trois-ponts!

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Les pavillons de la marine sous l’Ancien Régime

Jonction de d’Estrées et du duc d’York en mai 1672 avant l’engagement contre la flotte de Ruyter. Au premier plan, le Saint-Philippe. Par Jan Karel Donatus Van Beeck.

« On appelle Pavillons, des bannières faites d’étoffes légères, communément d’étamines, flottantes au gré du vent, attachées à un bâton élevé sur la poupe du vaisseau, qui servent à faire connaitre, soit par leur forme, soit par leurs couleurs, de quelle nation est le vaisseau. Chaque nation n’est pas bornée à un seul pavillon ; toutes celles de l’Europe en ont plusieurs tant pour distinguer les vaisseaux de guerre des vaisseaux marchands, que pour marquer le rang des officiers qui les commandent. Plusieurs villes commerçantes en ont aussi de particuliers qu’elles arborent outre celui de la nation… »

Jacques Nicolas Bellin, Ingénieur de la Marine et du Dépôt des Plans, 1756.

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Le prix Amiral Daveluy

Le Centre d’Étude Supérieur de la Marine (CESM) a mis en ligne il y a quelques jours le nouveau règlement du Prix Daveluy, l’occasion de parler rapidement de ce prix (certains étudiants lisant ces lignes seront peut être intéressés) et des lauréats 2012, auteurs de remarquables travaux sur le sujet qui nous passionne !

Créé par le chef d’état-major de la marine en 1996, le prix « Amiral Daveluy »* récompense depuis maintenant plus de quinze ans différents travaux de recherche et de réflexion à caractère historique, géopolitique et juridique dans les domaines de la pensée navale et du fait maritime.

Ayant pour objectif d’encourager et de promouvoir des travaux de recherche et de réflexion afin de faire progresser les connaissances dans le domaine maritime, le prix Daveluy participe au rayonnement de la Marine vers les universités et les grandes écoles. En début de chaque année universitaire, les étudiants en droit, en histoire, en sciences politiques ou encore en géopolitique, ayant choisis un sujet lié à la mer dans le cadre de leur master ou de leur thèse, envoient leurs travaux au Centre d’études supérieures où ils sont évalués par un jury constitué de plusieurs spécialistes du monde maritime, civils et militaires. Il est à noter que les travaux peuvent être présentés jusqu’à deux ans après leur soutenance.

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« J’en ris encore »

On sous-estime parfois l’importance et la portée du nom d’un bâtiment de guerre. Le nom attribue une identité au navire, donnant à son équipage un véritable sentiment d’appartenance et de fierté. Illustration symbolique de la puissance de l’État, de la dynastie régnante ou encore du régime et de la politique du pouvoir en place, il représente le pays au service duquel le navire navigue. Il peut également être un message envoyé aux puissances étrangères. Bref, encore aujourd’hui, le choix du nom d’un bâtiment n’est jamais anodin et toujours très réfléchi, notamment pour les grandes unités !

On remarque, en analysant les différentes listes nominatives de la Marine française des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, que le changement de dénomination d’un bâtiment n’était pas rare à l’époque de la marine à voile. On constate ainsi qu’un même navire pouvait changer jusqu’à cinq fois de nom au cours de sa vie. Cette pratique du changement de nom apparut quelques fois dans l’histoire de la marine française : sous le règne de Louis XIV, puis de manière marquée de la Révolution jusqu’à la Monarchie de Juillet.

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Les « Soleil Royal » de la Marine française

Le Soleil Royal (1689), par Albert Brenet (1903-2005).

Le règlement du 4 juillet 1670 précise : « Les seuls vaisseaux le Royal-Louis et le Soleil Royal, auront un château sur l’avant de leur troisième pont ; et à l’égard de tous les autres vaisseaux Sa Majesté défend d’y en faire aucun ». Cette règle illustre bien la volonté quasi-officielle de Louis XIV de faire du Royal Louis au Levant (Toulon) et du Soleil Royal au Ponant (Brest) des vaisseaux « hors-catégorie », les fleurons de la Marine royale.

Ayant déjà listé les six Royal Louis de la Marine française, ceci afin d’éviter toute confusion entre ces différents vaisseaux, j’entreprends aujourd’hui la même démarche avec les Soleil Royal.

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Le site du musée de la Marine

Le site « provisoire » du musée de la Marine propose depuis quelques temps déjà, mais je m’y suis replongé récemment, des programmes multimédia ma foi intéressants, notamment ceux concernant « la construction navale », « la vie à bord d’un vaisseau de 74 canons » ou « Napoléon et la mer »…

Le musée de la Marine propose également quelques vidéos, sur divers sujets, sur le site Youtube.

A voir…