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Le HMS Nelson et le Victory


Une photographie étonnante, qui mérite je pense une explication. Elle a été publiée le 3 août 1935 par le journal britannique The Illustrated London News, à l’occasion de la Silver Jubilee Review qui s’est déroulée le 16 juillet 1935 pour le 25e anniversaire du règne de George V. On y voit non pas le véritable HMS Victory mais un modèle de ce vaisseau, à l’échelle 1/4, à coté du cuirassé HMS Nelson. Tout un symbole !

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Suffren : « Suffrène » ou « Suffrin » ?

La mise à l’eau très prochaine, durant l’été 2019, à Cherbourg, du premier sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) de nouvelle génération issu du programme Barracuda, nommé le Suffren, est l’occasion de rappeler que le nom du fameux vice-amiral français, qui s’est notamment distingué dans l’océan Indien de 1781 à 1784, durant la guerre d’Indépendance américaine, se prononce « Suffrin » et non « Suffrène ».

Dans sa remarquable biographie du bailli de Suffren, l’amiral Rémi Monaque écrit ainsi :

« J’aimerais beaucoup que mes lecteurs adoptent la prononciation correcte du patronyme « Suffren ». Les Parisiens, notamment ceux des VIIe et XVe arrondissements, arpentent l’avenue de « Suffrène ». Dans la marine nationale, royale disent encore certains, forts de la tradition et de la continuité, on prononce et l’on a toujours prononcé « Suffrin ». Lorsque le jeune Pierre-André se présente à la compagnie des gardes de la marine de Brest, le secrétaire l’inscrit sur les listes en utilisant l’orthographe « Suffrin », fautive mais révélatrice de la prononciation correcte. Quant à l’intéressé lui-même, il ne fait aucun doute, qu’en bon provençal, il prononçait son nom « Suffreing » (approximation grossière que les gens du Midi traduiront par les sons exacts). Bien entendu, cette dernière prononciation est tout à fait licite pour ceux qui sont capables de la reproduire correctement, mais, de grâce, que tous les autres bannissent « Suffrène » au profit de « Suffrin ». »

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Neptunia n°293

Au sommaire de ce nouveau numéro de la revue Neptunia, éditée par l’Association des Amis du Musée nationale de la Marine (AAMM) :

Le canot d’apparat de Napoléon Ier (de 1810 à 2018), par A. Niderlinder
Le Canot de l’Empereur, qui vient de partir pour Brest, a une longue histoire. Il était destiné à embarquer les divers souverains et chef d’Etat qui se sont succédés à la tête de la France. Sa décoration et ses emménagements ont été plusieurs fois adaptés à ces changements de régime.

Le croiseur Aurora de 1900, par P. Decencière
Ce vénérable croiseur, bien connu des touristes visitant l’ancienne capitale russe, n’est pas seulement un témoin spectaculaire de la révolution d’octobre (ce qui a quand même permis sa conservation jusqu’à nous), c’est aussi un survivant de la bataille de Tsoushima et des deux guerres mondiales.

Plan et modèle d’une cale de lancement de la fin du XVIIIe siècle, par J.-P. Mélis
Le constructeur dunkerquois Denys, que nous avons déjà présenté dans la revue, a laissé de nombreuses archives. Parmi celles-ci, le très rare plan d’un projet de cale de lancement. Il existe également un modèle de ce projet.

L’Italie dans la guerre navale (1940-1943), par J.-J. Vandecasteele
Lors de son entrée en guerre, l’Italie disposait d’une armée navale moderne. Le déroulement de la guerre ne lui permit pas de l’utiliser de manière à s’assurer la prépondérance militaire en Méditerranée, comme elle pouvait l’espérer. Les causes en sont diverses, et notamment la pénurie de carburant qui l’a frappée dés le début des hostilités.

Pirogue de Nouvelle Guinée en 1970, par J.-R. Donguy et A. Hayau-Berry
La Papouasie-Nouvelle-Guinée est l’un des derniers pays dont certains habitants, dans les régions les plus isolées, naviguent encore de manière usuelle sur des pirogues traditionnelles, analogues à celles qu’ont décrites les voyageurs des siècles passés.

Construction du modèle de goélette franche en bois moulé, par B. Chatelain
L’auteur a tenté, avec succès, d’adapter au modélisme une technique de construction navale peu employée : le bois moulé. Le résultat est spectaculaire.

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Commandants, états-majors et activité des bâtiments de la Marine française (suite)

(Suite du précédent billet…)

Quelques précisions apportées par le capitaine de frégate J.-M. Roche au sujet de son nouvel ouvrage Commandants, états-majors et activité des bâtiments de la Marine française, dont le premier tome consacré à la période 1661-1689 (époque de ce que l’on a coutume d’appeler la première marine de Louis XIV), vient de paraitre.

Le deuxième tome sera consacré à la période 1690-1720 (époque de la seconde marine de Louis XIV) et devrait paraitre dans quelques années, en 2021-2022 a priori.

J.-M. Roche espère par la suite « aller le plus loin possible ». D’autres tomes consacrés aux marines de Louis XV, de Louis XVI et espérons le des régimes politiques suivant devraient donc, probablement, paraitre durant la prochaine décennie.

A suivre donc…

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Commandants, états-majors et activité des bâtiments de la Marine française

J’apprends que le capitaine de frégate Jean-Michel Roche, déjà auteur du monumental Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours (2005), vient tout juste de publier le premier tome (1661-1689) d’un nouvel ouvrage important Commandants, état-majors et activité des bâtiments de la Marine française :

« Inédit, cette recension du personnel d’intérêt de la Marine est complétée par l’activité détaillée des navires sur lesquels ces hommes ont embarqués, permettant ainsi de reconstituer leur carrière maritime.

Les 4 000 patronymes recensés ne s’arrêtent pas aux plus connus. Il y a non seulement des marins, de l’amiral au matelot, mais aussi les chirurgiens, les écrivains, les aumôniers, et également, de manière plus parcellaire, des corsaires, marchands, armateurs, constructeurs, soldats, ingénieurs, dessinateurs, hydrographes, personnel des compagnies commerciales, capitaines étrangers, passagers remarquables et volontaires venus d’horizons divers.

On y découvrira également des informations inédites sur les combats, avaries, naufrages, disparitions mystérieuses, blessures, décès, actes de bravoures, affaires judiciaires, etc. »

Plus d’informations sur le site netmarine.net !

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Le lancement du Valmy vu par la presse (1847)

« Mise à l’eau du vaisseau à trois ponts le Valmy, construit dans le port de Brest sur les plans de M. Leroux. D’après un croquis de M. Copillet. » Extrait de L’Illustration, Journal Universel, N° 240, 2 octobre 1847

Le 9 février 1847, le journal Le Constitutionnel annonce la mise à l’eau prochaine d’un vaisseau de 120 canons à Brest :

« Cinq navires doivent être lancés en 1847, au port de Brest, savoir : le vaisseau de 100 canons le Tage, les frégates la Persévérante, de 60 canons, la Némésis, de 50 canons, le brick de premier rang le Faune, la frégate-aviso à vapeur le Caffarelli. […] En tête de cette liste devrait être le vaisseau de 120 canons le Valmy, le seul vaisseau de ce rang construit sur des plans qui ne datent pas du dernier siècle, le seul par conséquent où tout ait été calculé d’après les nécessités de l’armement actuel de nos navires, qui est bien différent de l’armement des vaisseaux en 1790 […] »

Fait étonnant souligné par le journaliste : au milieu du XIXe siècle, tous les vaisseaux de premier rang français construits depuis la fin de l’Ancien Régime sont issus du plan-type du 118 canons réalisé par les ingénieurs Sané et Borda à la veille de la Révolution française de 1789, si l’on excepte le cas particulier des deux vaisseaux de 110 canons construits sous l’Empire. Le lancement du Valmy attire donc la curiosité des contemporains, d’autant qu’il s’agit alors du plus grand vaisseau jamais construit par la France.

Cet important événement, qui eut lieu le 25 septembre 1847, fut rapporté par le journal les deux derniers jours du même mois…

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Le vaisseau de 118 canons l’Impérial (1803)

La bataille de San Domingo (ou Santo Domingo), par Nicholas Pocock (1740-1821). Au premier plan, l’Impérial aux prises avec un vaisseau anglais.

Si l’on excepte le cas particulier du Commerce de Marseille, capturé par les Anglais à Toulon en 1793, deux vaisseaux de 118 canons sur les quinze construits furent perdus au combat. Le premier de ces vaisseaux est l’Orient, qui explosa durant la bataille d’Aboukir, le 1er août 1798. Le second, surement moins connu, est l’Impérial, incendié après la bataille de San Domingo, le 6 février 1806. C’est lui que nous évoquons ici.

L’histoire de l’Impérial commença en pleine Révolution française, le 17 octobre 1793, date de sa mise en construction à Brest, sous la responsabilité de l’ingénieur Ozanne. Baptisé dans un premier temps le Peuple, il fut rapidement renommé le Vengeur, en hommage au 74 canons du même nom perdu durant le combat du 13 Prairial an III (1er juin 1794). L’article 3 de la Loi relative au vaisseau de ligne Le Vengeur, et aux braves républicains composant son équipage du 11 Messidor an II (21 juin 1794) disposait en effet : « Le vaisseau à trois ponts qui est en construction dans le bassin couvert de Brest, portera le nom du Vengeur. Le commissaire de la marine donnera les ordres les plus prompts pour accélérer la construction de ce vaisseau. »

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La Bretagne : origine d’un nom prestigieux dans la Marine française

Mise à l’eau à Lorient en septembre 2016, la Bretagne, cinquième frégate multi-missions (FREMM) de la Marine nationale, a récemment été admise au service actif, en décembre 2018. L’occasion de rappeler que ce nom, la Bretagne, qui a été porté par de nombreux navires de la Marine française, souvent de première importance, tire son origine d’un vaisseau à trois-ponts construit sous l’Ancien Régime.

Vue de l’intérieur du Port de Brest (1795), par Jean-François Hue. On y distingue 3 vaisseaux trois-ponts de 110 canons : la Bretagne (à l’extrême gauche) et le Républicain, en armement, ainsi que l’Invincible, dans la forme de radoub, à à droite.

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