J’ai réalisé, grâce à la base de données MILINDEX mise en ligne il y a quelques mois, un index des « articles marine » parus dans différents périodiques militaires depuis deux siècles. Sont principalement concernées la Revue historique des armées, la Revue Politique et Parlementaire ainsi que le Spectateur militaire. J’essayerai de compléter plus ou moins régulièrement cette liste, n’hésitez pas à m’y aider si vous le souhaitez (en m’envoyant les références des articles). Lien vers MILINDEX
Il serait intéressant, à terme, de dresser un index complet de l’ensemble des articles s’intéressant à la marine ancienne toutes revues confondues. Le travail est important. Affaire à suivre…
Archives de Catégorie: Livres et revues
Neptunia n°272
Comme promis, je signale la parution il y a quelques semaines du numéro 272 de la revue Neptunia, publiée je le rappelle par l’Association des Amis du Musée national de la Marine. Ce nouveau numéro est notamment disponible dans les différentes bibliothèques du Service Historique de la Défense, et achetable au Musée de la Marine ou directement sur le site de l’AAMM.
Neptunia : la revue et le n°271
Une régate à Argenteuil en 1883. Comme souvent avec Neptunia, force est de constater que la couverture du numéro 271 de la revue est magnifique. Elle est tirée d’une œuvre signée Gaston Bruelle, artiste français du XIXe siècle, que le Musée national de la marine vient d’acquérir.
Assez étonnamment, bien que souvent citée comme source dans les différents billets de ce blog, je n’ai jamais vraiment parlé ici de Neptunia, revue trimestrielle publiée depuis 1946 à l’initiative de Jacques Vichot par l’Association des Amis du Musée national de la Marine (AAMM), association fondée le 3 avril 1930 qui « a pour objet d’aider et de participer au rayonnement du Musée national de la Marine, aux actions qu’il engage, à l’enrichissement de ses collections, et plus généralement au développement de la culture maritime. »
Comme précisé sur le site de l’AAMM, Neptunia « constitue aujourd’hui une somme inestimable d’informations et de documents sur le monde maritime passé et présent dans tous ses aspects […] Elle accorde une place particulière à l’histoire, à la culture matérielle et aux arts, en lien avec les collections du musée national de la Marine et celles d’autres musées. Elle s’adresse aux amateurs d’histoire et de patrimoine maritimes, aux modélistes, aux chercheurs, aux associations et institutions culturelles liés au monde maritime. »
Napoléon et la mer : conférence de Michèle Battesti
Dans le cadre de l’exposition Napoléon et l’Europe organisée par le Musée de l’Armée (27 mars – 14 juillet 2013), Michèle Battesti – spécialiste de la marine du XIXe siècle notamment auteur d’une remarquable thèse universitaire à propos de la marine de Napoléon III – a tenu une conférence en mars dernier au sujet de Napoléon et la mer.
L’Hermione et ses soeurs, les frégates en France jusqu’en 1815
Je signale la parution toute récente du tome 29 des cahiers du Centre d’Études Rochefortaises Maritime Atlantique (CERMA), consacré aux frégates du XVIIe au XIXe siècle (90 pages).
Sommaire :
– Évolution comparée des frégates et des autres navires de guerre. XVIIe siècle – 1815. Par Philippe Audrère.
– Naissance et développement des frégates. XVIIe – XVIIIe siècle. Par Michel Daeffler.
– Les frégates, support d’innovation technique au XVIIIe siècle. Par Sylviane Llinares
– Les frégates dans les guerres de la Révolution et de l’Empire. Par Martine Acerra.
– Le chantier de l’Hermione face à l’histoire. Par Emmanuel de Fontainieu.
Disponible en vente au musée de la marine de Rochefort, à la librairie de la Corderie, à la boutique de l’Hermione et à la librairie Nozières, il est également possible de commander cet ouvrage sur le site de la Librairie maritime de la Corderie Royale ou par correspondance en envoyant un chèque de 12 € au CERMA à l’adresse : « Musée de la Marine, Place de La Gallissonnière 17300 Rochefort ».
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Talleyrand et l’affaire X, Y, Z par Eric Sinou-Bertault

Je viens de me rendre compte que j’ai « manqué » la publication en janvier dernier d’un ouvrage traitant d’un sujet relativement méconnu : Talleyrand et l’affaire X, Y, Z par Eric Sinou-Bertault.
Depuis l’exécution de Louis XVI, les relations entre les jeunes républiques française et américaine sont paradoxalement tendues. Les États-Unis se rapprochent de plus en plus de l’Angleterre, au grand dam de la France, qui autorise dés lors ses corsaires à arraisonner les navires américains qui commercent avec les Britanniques. Finalement, une délégation d’émissaires américains est envoyée à Paris en 1797 afin de négocier un nouveau traité bilatéral. Trois agents de Talleyrand, ministre français des Relations extérieures, publiquement désignés X, Y et Z, exigent des concessions importantes et des pots-de-vin pour continuer les négociations. L’affaire est révélée par la presse américaine. Elle fait grand bruit et aboutit à une « Quasi-Guerre », uniquement navale et non officiellement déclarée, entre les deux nations hier encore alliées.
Les hostilités commencent plus précisément le 20 novembre 1798, près de la Guadeloupe lorsque les frégates françaises la Volontaire et l’Insurgente capturent la goélette américaine Retaliation. Les combats restent cependant rares, se limitant à des engagements entre corsaires et quelques duels de frégates, on retiendra notamment la prise de la frégate l’Insurgente par la frégate USS Constellation.
Cette situation absurde ne dure guère, Napoléon Bonaparte, fraichement arrivé au pouvoir, tient à y mettre un terme rapidement. La Quasi-Guerre s’achève le 30 septembre 1800 par le traité de Mortefontaine.
Publié aux éditions L’Harmattan le 5 janvier 2013, ce livre de 276 pages est à ma connaissance le seul ouvrage en français sur cette malheureuse affaire. Pour cela, il mérite certainement que l’on s’y intéresse.
MAJ 6 octobre 2013 : C’est avec tristesse que je viens d’apprendre le décès récent de Monsieur Eric Sinou-Bertault. Cet homme très aimable et passionné m’avait contacté peu après la publication de ce billet il y a plusieurs semaines, l’occasion d’échanger plusieurs messages à propos de notre intéret commun pour l’histoire de la marine. Eric Sinou-Bertault était membre de l’Association des Amis du Musée de la Marine (AAMM), de la Société Française d’Histoire Maritime, du Comité Nantais de documentation historique de la Marine, de la North American Society for Oceanic History et de la Société Canadienne de Recherche Nautique. Une bien malheureuse nouvelle.
Monographie : L’Aurore, frégate légère (1697)
Les éditions Ancre viennent de publier une nouvelle monographie consacrée à la frégate légère l’Aurore (1697). L’auteur de cet ouvrage est Jean-Claude Lemineur, qui a notamment écrit un remarquable ouvrage sur la marine de Louis XIV : Les Vaisseaux du Roi Soleil, malheureusement quasiment introuvable aujourd’hui. Il est également à noter que ce spécialiste travaillerait actuellement sur la monographie d’un vaisseau de 90 canons datant de la fin du XVIIe siècle. Affaire à suivre…
La monographie de la frégate légère l’Aurore est en vente sur le site d’ANCRE au prix de 115 €.
Monographie : « Bateau canonnier, modèle An XII »

Je signale la parution à la mi-septembre d’une étude complète sur le fameux bateau canonnier de l’an XII, construit au tout début du XIXe siècle à plusieurs centaines d’exemplaires pour la flottille de Boulogne, en vue d’une tentative d’invasion de l’Angleterre par les armées de Napoléon Bonaparte.
Cette importante monographie, comptant une trentaine de plans et 230 pages environ, est signée Sophie Muffat pour la partie historique, Pierre Grandvilliers pour la partie technique, et Denis Desormière pour les plans du bateau. L’ouvrage présente en effet les différentes tentatives d’invasion de l’Angleterre depuis l’Ancien Régime jusqu’à l’Empire, l’évolution technique dans le temps de ce navire de débarquement, ainsi que des plans très détaillés de celui-ci à l’échelle du 1/36e.
Cette étude a, de l’aveu même de M. Pierre Grandvilliers, nécessité de lourds sacrifices pour ses auteurs : « Cinq ans de travail et de recherches, des milliers de kilomètres à travers la France, de centres d’archives en bibliothèques : Vincennes, Cherbourg, Rochefort, Rouen, Le Havre, Saint Malo, Nantes, Bordeaux, Boulogne bien sûr, et de plus lointaines hors de France, des milliers de documents historiques étudiés, correspondance, décrets, etc. Ainsi que des centaines d’heures de dessins pour les plans ».
Il est à noter que cette étude a reçu la caution officielle de la Fondation Napoléon par l’apposition du logo officiel sur la jaquette de l’ouvrage, avec la mention « Recommandé par la Fondation Napoléon ».
Le prix de la monographie est fixé à 95 euros par souscription jusqu’à la fin du mois de septembre, il sera ensuite de 105 euros.

