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Monographie : « Bateau canonnier, modèle An XII »

"Monographie du bateau canonnier de l'an XII.

Je signale la parution à la mi-septembre d’une étude complète sur le fameux bateau canonnier de l’an XII, construit au tout début du XIXe siècle à plusieurs centaines d’exemplaires pour la flottille de Boulogne, en vue d’une tentative d’invasion de l’Angleterre par les armées de Napoléon Bonaparte.

Cette importante monographie, comptant une trentaine de plans et 230 pages environ, est signée Sophie Muffat pour la partie historique, Pierre Grandvilliers pour la partie technique, et Denis Desormière pour les plans du bateau. L’ouvrage présente en effet les différentes tentatives d’invasion de l’Angleterre depuis l’Ancien Régime jusqu’à l’Empire, l’évolution technique dans le temps de ce navire de débarquement, ainsi que des plans très détaillés de celui-ci à l’échelle du 1/36e.

Cette étude a, de l’aveu même de M. Pierre Grandvilliers, nécessité de lourds sacrifices pour ses auteurs : « Cinq ans de travail et de recherches, des milliers de kilomètres à travers la France, de centres d’archives en bibliothèques : Vincennes, Cherbourg, Rochefort, Rouen, Le Havre, Saint Malo, Nantes, Bordeaux, Boulogne bien sûr, et de plus lointaines hors de France, des milliers de documents historiques étudiés, correspondance, décrets, etc. Ainsi que des centaines d’heures de dessins pour les plans ».

Il est à noter que cette étude a reçu la caution officielle de la Fondation Napoléon par l’apposition du logo officiel sur la jaquette de l’ouvrage, avec la mention « Recommandé par la Fondation Napoléon ».

Le prix de la monographie est fixé à 95 euros par souscription jusqu’à la fin du mois de septembre, il sera ensuite de 105 euros.

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Trafalgar (1805) – Documentaire Arte

Je me permets de vous encourager à voir, ou à revoir, cet intéressant documentaire, signé Fabrice Hourlier et datant de 2007, à propos de la célèbre bataille de Trafalgar. On ne connait que trop bien le désastre subi par les forces navales franco-espagnoles durant cette bataille, qui fut paradoxalement aussi importante qu’inutile. Inutile car, au moment de la bataille, ce fameux 21 octobre 1805, Napoléon et la Grande Armée ne sont plus à Boulogne. L’objectif n’est plus Londres, mais Vienne… Importante de par ses conséquences : ne pouvant envahir l’Angleterre, et ayant constaté les faiblesses de sa marine et son incapacité à pouvoir vaincre sa rivale britannique, Napoléon va vouloir ruiner son ennemi. Le Blocus continental ne suffira pas et l’Empereur cherchera la solution en Russie afin d’achever sa domination sur le continent. Comme l’écrit si justement Philippe Masson : « Par une ironie de l’histoire, au lendemain de l’échec de la bataille d’Angleterre de l’été 1940, Hitler en arrivera exactement à la même conclusion. Dans un cas comme dans l’autre, le sort de la lutte entre la puissance navale et la puissance terrestre se jouera dans les immenses étendues de l’Est sur un énorme coup de poker ». Ainsi les deux hommes iront « inutilement jusqu’à Moscou, faute d’avoir pu passer le Pas-de-Calais » (Jacques Bainville). Pour l’historien Jean Tulard, « Après Trafalgar, l’Empereur est vaincu, sans le savoir encore ».