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Notice biographique de Nicolas Ozanne

Je cite ici une intéressante notice biographique consacrée à Nicolas Ozanne, ingénieur de la Marine, peintre et dessinateur. Source : Annales maritimes et coloniales, année 1816, volume 2, page 70 :

« Extrait d’une notice sur Nicolas-Marie Ozanne, ancien Ingénieur de la marine, par M. Regnault de Lalande, Peintre et Graveur.

Nicolas-Marie Ozanne naquit à Brest le 12 janvier 1728. Appelé par la nature à l’étude du dessin, dès l’âge le plus tendre, le jeune Ozanne fit de si rapides progrès, qu’à peine âgé de quatorze ans, il fut jugé capable de seconder dans ses leçons son maître Roblin, professeur attaché à la marine à Brest.

Bientôt le ministre de la marine, M. Rouillé, l’appela à Paris pour y dessiner les vaisseaux pour les planches représentant les vues du Havre, faites à l’occasion du voyage de Louis XV dans ce port en 1749. A son retour à Brest, M. Ozanne, à peine âgé de vingt-deux ans, sentit la nécessité de perfectionner ses études : il demanda, mais il n’obtint qu’en 1754 ce qu’il désirait si ardemment, la permission de revenir à Paris, pour puiser au centre des arts de nouvelles connaissances. Arrivé dans cette ville, Charles Natoire et François Boucher, peintres, et I. Ingram, graveur, l’aidèrent de leurs conseils ; l’assiduité et l’ardeur qu’il porta à l’étude le firent profiter en peu de temps des leçons de ses maîtres.

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La bataille de Trafalgar par Auguste Mayer

En 2005, l’historien naval Rémi Monaque publiait aux éditions Tallandier à l’occasion du bicentenaire de la bataille un remarquable ouvrage sur Trafalgar (21 octobre 1805), récompensé à l’époque par le prix de la Fondation Napoléon. La couverture du livre représentait une partie d’une célèbre peinture d’Auguste Mayer (1805-1890), sur laquelle on pouvait distinguer trois bâtiments britanniques aux prises avec un vaisseau français en très mauvaise posture, mais luttant malgré tout. Le 4e de couverture de cet ouvrage nous indiquait que ce vaisseau était le « Redoutable, par Mayer, Paris, Musée de la Marine ». A l’époque en effet, cette peinture était officiellement intitulée « Le Redoutable », parfois même « Le Redoutable à Trafalgar ». Il s’agit là d’une étonnante erreur car l’œuvre d’Auguste Mayer représente en vérité le Bucentaure français aux prises avec un trois-ponts anglais nommé… le Sandwich !

On a effectivement longtemps pensé que l’œuvre de Mayer représentait le vaisseau de 74 canons le Retoutable, commandé par le capitaine de vaisseau Lucas lors de la bataille de Trafalgar, face au trois-ponts Victory portant le pavillon de l’amiral Nelson (d’autres sources affirmaient qu’il s’agissait du Temeraire, autre trois-ponts anglais ayant également participé à la bataille de Trafalgar). Cela paraissait d’autant plus logique que l’action du Redoutable, de son commandant et de son équipage, avait été des plus glorieuses durant la bataille. Le modeste vaisseau à deux-ponts français de 74 canons tenant tête au trois-ponts anglais de 100 canons de l’amiral Nelson, qui mourra durant ce duel, symbole du courage français triomphant de l’inégalité des armes et du nombre. Après tout, ce type d’œuvre n’est il pas censé illustrer les hauts faits des souverains et la gloire des armées ? La peinture remplissait son objectif et l’honneur de la marine française et de son pavillon était sauf, malgré la défaite.

Au début des années 2000 pourtant, un passionné, peintre de marine anglais, s’intéressa de plus prés à la peinture et fit d’étranges découvertes.

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L’origine du nom de Lorient

Le saviez-vous ?

« Quand la Compagnie des Indes Orientales eut établi son siège au Port-Louis, en 1666, elle chercha un terrain pour établir ses chantiers de construction navale, et, après avoir pensé à Kernevel, Saint-Michel et Saint-Christophe, elle choisit un lieu désert, dont elle prit possession le 31 août 1666. Ce lieu est appelé par le sénéchal d’Hennebont soit Rohellec Beg er Roheu (lieu rocheux de la pointe des roches), soit le Faouédic (le petit bois de hêtres), du nom de la seigneurie voisine. Ce nom de Faouédic fut seul employé par les directeurs du Port-Louis dans leur correspondance ; mais il n’était pas exact, puisque le terrain n’était situé que « sur le canal de la rivière qui conduit vers les terres du Faouédic », comme l’atteste le procès-verbal de prise de possession. Les lettres émanant de Paris et de Versailles ne parlent que du Port-Louis ; il est donc clair que la Compagnie des Indes Orientales n’a jamais songé à baptiser solennellement ses chantiers du nom de « l’Orient ».

Ce nom s’est imposé peu à peu dans le pays. On aurait pu en trouver un autre ; mais celui-ci prévalut, parce que le navire de mille tonneaux, que la Compagnie mit sans attendre en chantier, fit certainement sensation dans la population du pays ; et ce vaisseau, dont la dénomination officielle était le Soleil d’Orient, était appelé communément l’Orient, comme le prouve la correspondance publiée par Dernis (Recueil… concernant la Compagnie des Indes Orientales, Paris, 1753, 4 vol. in-4°, pp. 277, 288, 290, 364, etc.). Il ne fut achevé qu’en 1671 ; et les chantiers, où l’on y travailla si longtemps, furent les « chantiers de l’Orient ».

[…]

Quand, le 6 mars 1671, le vaisseau l’Orient quitta la Bretagne pour les Indes, son nom resta aux chantiers où il était demeuré près de cinq ans en construction, et des chantiers il passa à l’agglomération qui se forma peu à peu dans la lande voisine. »

Source : Annales de Bretagne. Tome 58, numéro 1, 1951. pp. 200-201. « Le nom de Lorient », par H.-F. Buffet.

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Monographie : « Bateau canonnier, modèle An XII »

"Monographie du bateau canonnier de l'an XII.

Je signale la parution à la mi-septembre d’une étude complète sur le fameux bateau canonnier de l’an XII, construit au tout début du XIXe siècle à plusieurs centaines d’exemplaires pour la flottille de Boulogne, en vue d’une tentative d’invasion de l’Angleterre par les armées de Napoléon Bonaparte.

Cette importante monographie, comptant une trentaine de plans et 230 pages environ, est signée Sophie Muffat pour la partie historique, Pierre Grandvilliers pour la partie technique, et Denis Desormière pour les plans du bateau. L’ouvrage présente en effet les différentes tentatives d’invasion de l’Angleterre depuis l’Ancien Régime jusqu’à l’Empire, l’évolution technique dans le temps de ce navire de débarquement, ainsi que des plans très détaillés de celui-ci à l’échelle du 1/36e.

Cette étude a, de l’aveu même de M. Pierre Grandvilliers, nécessité de lourds sacrifices pour ses auteurs : « Cinq ans de travail et de recherches, des milliers de kilomètres à travers la France, de centres d’archives en bibliothèques : Vincennes, Cherbourg, Rochefort, Rouen, Le Havre, Saint Malo, Nantes, Bordeaux, Boulogne bien sûr, et de plus lointaines hors de France, des milliers de documents historiques étudiés, correspondance, décrets, etc. Ainsi que des centaines d’heures de dessins pour les plans ».

Il est à noter que cette étude a reçu la caution officielle de la Fondation Napoléon par l’apposition du logo officiel sur la jaquette de l’ouvrage, avec la mention « Recommandé par la Fondation Napoléon ».

Le prix de la monographie est fixé à 95 euros par souscription jusqu’à la fin du mois de septembre, il sera ensuite de 105 euros.

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Le 18 juin…

Extrait de la « lettre d’info » du site Napoleon.org, à propos de la guerre anglo-américaine prononcée il y a 200 ans, le 18 juin 1812, ouvrant un théâtre militaire supplémentaire dans les guerres napoléoniennes.

Son message décrivit « une série d’actes hostiles [de la part de la Grande-Bretagne] envers les États-Unis, comme nation indépendante » et mit l’accent sur la violation de ses droits maritimes : « [N]otre commerce a été ravagé dans toutes les mers ; les grands établissements commerciaux de notre pays ont été exclus de leurs marchés légitimes ; et un coup destructif s’est dirigé contre nos intérêts agricoles et maritimes […]. Non content de ces expédients destructeurs de notre commerce neutre, le cabinet britannique a eu recours à la fin au système de blocus, sous le nom d’ordres du conseil, qui ont été tournés et retournés suivant ses vues politiques, sa jalousie commerciale et l’avidité des croiseurs anglais. » [ Moniteur, 6 août 1812]

Pour Madison, le comportement du gouvernement britannique équivalait à plusieurs actes de guerre : « Nous voyons enfin, du côté de la Grande-Bretagne, un état de guerre contre les États-Unis, et du côté des États-Unis, un état de paix envers la Grande-Bretagne. »

Le message de guerre de Madison passa à la chambre des représentants (la chambre basse) et au Sénat (chambre haute) pour être débattu et adopté comme loi. Si la chambre basse adhéra assez vite au message (4 juin) et déclara la guerre ; en revanche, le Sénat – moins belliqueux – pencha plutôt pour un conflit maritime limité, visant le commerce et les navires britanniques. Finalement le Sénat se décida aussi en faveur de la guerre, le 17 juin, et la loi fut adoptée. Le lendemain, James Madison signa la loi. « Il est arrêté par le Sénat et la chambre des représentants des États-unis d’Amérique, assemblés en congrès, qu’il y a guerre, et qu’elle est déclarée par la présente exister entre le Royaume-uni de la Grande-Bretagne et de l’Irlande et ses dépendances, et les États-Unis d’Amérique et leurs territoires; et que le président des États-Unis soit et est par la présente autorisé à employer toutes les forces de terre et de mer des États-Unis pour la mettre à exécution, et à délivrer aux vaisseaux armés particuliers des États-Unis, des commissions ou lettres de marque et de représailles générales, dans la forme qu’il jugera convenable, et sous le sceau des États-Unis, contre les vaisseaux, marchandises et effets du gouvernement dudit royaume-uni de la Grande Bretagne et de l’Irlande, et de ses sujets. Le 18 juin 1812. Approuvé, James Madison. » (Moniteur universel du 6 août 1812)

Le 18 juin 1812, l’état de guerre fut officiellement établi entre les États-Unis d’Amérique, la Grande-Bretagne et l’Irlande. »

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James Madison, quatrième président des Etats-Unis d’Amérique de 1809 à 1817.

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La marine de Napoléon III par Michèle Battesti

Michèle Battesti est l’une des plus fameuses spécialistes françaises de l’histoire de la marine au XIXe siècle, et notamment des marines du premier et du second Empire. Chercheur au Service historique de la Marine, chargée de cours, enseignant la géopolitique, à l’Université de Paris I-Panthéon-Sorbonne, lauréate de l’Académie de Marine (Prix Georges Leygues 1994), elle a publié de nombreux ouvrages dont notamment La bataille d’Aboukir (Éditions Économica, 1998), La marine au début du XIXe siècle (Éditions du Layeur, 2001) et Trafalgar, les aléas de la politique navale de Napoléon (Napoléon Ier Editions, 2004). Elle est également l’auteur de nombreux articles dans plusieurs revues spécialisées : Revue historique, Cols Bleus, Revue historique des Armées, etc.

Son plus remarquable ouvrage est à mes yeux La marine de Napoléon III : une politique navale (Éditions du Service historique de la marine, 1997), en vérité sa thèse de doctorat d’histoire, soutenue le 4 décembre 1996, à l’université de Savoie, devant Jean Meyer, professeur émérite à l’Université de Paris IV ; Jacques Soppelsa, Président honoraire à l’Université de Paris I-Sorbonne ; Étienne Taillemite, Inspecteur général des archives de France ; l’amiral Jean-Noël Turcat, inspecteur général des armées ; et Michel Vergé-Franceschi, directeur du laboratoire d’Histoire et d’archéologie maritime du CNRS. Ce travail obtient alors la mention « très honorable avec félicitations ». Jean Meyer affirme qu’il s’agit d’ « une thèse qui fera autorité. Une œuvre forte, pensée, documentée, écrite avec verve. Des jugements très pondérés et équilibrés. Un traitement remarquable d’une documentation immense en particulier dans le domaine technologique. Un ouvrage monumental qui servira de rampe de lancement pour des recherches sur la période ultérieure qui manque encore cruellement d’une synthèse de qualité comparable ». Jacques Soppelsa parle d’ « un éclairage nouveau et magistralement conduit dans le domaine des théories et des doctrines stratégiques de la seconde moitié du XIXe siècle outre une étude remarquable des hommes, des arsenaux et des ports »,  Étienne Taillemite d’ « une thèse monumentale qui constitue un apport considérable non seulement à l’Histoire de la Marine mais à celle du Second Empire tout entier » et Michel Vergé-Franceschi d’« une véritable coupe de style archéologique dans le paysage français du XIXe siècle, social, industriel, technique, politique, diplomatique, militaire. Une grande thèse ». L’amiral Jean-Noël Turcat se dit quant à lui « séduit par les qualités d’ensemble de la thèse, son caractère très complet et notamment par l’intérêt de l’approche des concepts de maintien de la paix, de projection de force. J’apprécie particulièrement ici l’aspect très contemporain de certaines analyses, notamment la pérennité des stratégies de type défensif. »

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Monographie : la corvette L’Amarante (1747)

Je signale la parution prochaine d’une nouvelle monographie, signée Gérard Delacroix, consacrée aux corvettes de 12 canons avec l’étude de L’Amarante construite en 1747 par le constructeur Joseph-Louis Ollivier, fils du fameux ingénieur-constructeur Blaise Ollivier.

Gérard Delacroix est l’auteur de plusieurs monographies, notamment publiés aux éditions Ancre, éditeur des ouvrages de Jean Boudriot : le 64 canons Le Fleuron (1729), la tartane La Diligente (1738), la chaloupe armée en guerre (1834), la corvette L’Aurore (1766), le gabare Le Gros Ventre (1766), et plus récemment, publiés aux éditions portant son propre nom, les monographies du vaisseau de 118 canons Le Commerce de Marseille (1788) et de la galère La Fleur de Lys (1690). Cette nouvelle monographie consacrée à la corvette L’Amarante est donc le huitième ouvrage de Gérard Delacroix, qui est en outre administrateur d’un site et d’un forum très intéressants.

La souscription est actuellement au prix de 91 euros, elle est ouverte jusqu’au 15 juin 2012. La monographie, comptant 112 pages, sera disponible mi-juin, au prix de 96 euros.

Pour de plus amples informations, je vous invite à consulter la page dédiée à cette monographie, sur le site de Gérard Delacroix.

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Le site du musée de la Marine

Le site « provisoire » du musée de la Marine propose depuis quelques temps déjà, mais je m’y suis replongé récemment, des programmes multimédia ma foi intéressants, notamment ceux concernant « la construction navale », « la vie à bord d’un vaisseau de 74 canons » ou « Napoléon et la mer »…

Le musée de la Marine propose également quelques vidéos, sur divers sujets, sur le site Youtube.

A voir…