Sovereign of the Seas (1637)

Je signale la parution en mars 2020 d’une monographie (en anglais) du Sovereign of the Seas (1637) par John McKay.

L’histoire de ce vaisseau trois-ponts – le premier du genre – est intéressante. Sa construction fut ordonnée en 1634 par le roi Charles Ier d’Angleterre, qui demanda à l’architecte naval Peter Pett de construire le plus grand navire de tous les temps.

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La marine de Louis XVI par Patrick Villiers

Je signale la réédition récente de l’ouvrage La marine de Louis XVI par Patrick Villiers aux éditions Ancre.

L’ouvrage de 480 pages porte essentiellement sur l’histoire de la marine française, son organisation et son matériel naval à l’époque de la guerre d’Indépendance américaine, durant laquelle elle se distingua tout particulièrement.

Lien vers le site des éditions Ancre.

Histoire navale de la 2nde Guerre mondiale

Je signale la parution récente aux Éditions Perrin de la version traduite en français du monumental World War Two at Sea: A Global History par l’Américain Craig L. Symonds, initialement publié en 2018.

L’auteur écrit en avant-propos : « Les historiens navals Stephen Roskill et Samuel Eliot Morison ont surtout mis l’accent sur la place qu’ont occupée la Royal Navy et la marine des États-Unis. D’autres auteurs ont examiné le rôle des diverses marines sur tel théâtre d’opérations ou au cours de telle bataille, tout particulièrement en Méditerranée et dans le Pacifique. Pourtant, aucun de ces livres n’évalue l’impact des forces maritimes et l’ensemble des nations belligérantes sur le cours du conflit dans sa globalité, et même sur son issue. C’est pourtant ce qui permet de mettre en lumière à quel point les évènements maritimes ont tracé et orienté en profondeur le cours de cette guerre.

C’est justement l’ambition de cet ouvrage, qui n’est pas dénuée d’écueils. L’histoire de la conflagration planétaire en mer entre 1939 et 1945 forme une trame tentaculaire, ponctuée d’épisodes divers, en évolution constante, où s’affrontent des intérêts nationaux divergents, des technologies émergentes et des personnalités monumentales. Exposer l’ensemble en un seul fil narratif constitue une entreprise de taille, et cependant chercher à raconter cette histoire autrement risquerait de nous égarer. […] »

Un ouvrage remarquable dont je conseille la lecture.

Le bombardement de Sébastopol en 1854

Le bombardement de Sébastopol le 17 octobre 1854, par Adrien Champel

Éphéméride. Le 17 octobre 1854 est une date quelque peu oubliée de l’histoire de la marine française. Pourtant, elle « marque un tournant dans l’histoire de la guerre sur mer dans la mesure où elle constitue une des dernières représentations des vaisseaux en bois. Leur obsolescence […] est désormais irréfutable. » (extrait de La marine de Napoléon III par Michèle Battesti).

L’histoire commence ainsi : en 1853, le tsar Nicolas Ier voulant accèder à la mer Méditerranée et dépecer l’empire Ottoman, cet « homme malade, très malade » pour reprendre l’expression de l’empereur russe, ordonne l’occupation des provinces moldo-valaques et la destruction de la flotte turque lors de la bataille de Sinope, le 30 novembre 1853. Ces événements provoquent l’entrée en guerre de la France, du Royaume-Uni et de la Sardaigne au coté des Ottomans.

Hésitants dans un premier temps, les Alliés décident d’attaquer principalement en Crimée. Les Franco-Britanniques réunissent une importante escadre – commandée par les amiraux français Hamelin et britannique Dundas – chargée de transporter un corps expéditionnaire de 60 000 hommes en mer Noire. Celui-ci débarque le 14 septembre 1854 près d’Eupatoria, à 45 kilomètres au nord de Sébastopol, et remporte six jours plus tard la victoire de l’Alma, le 20 septembre, obligeant l’armée russe commandée par le prince Menchikov à s’enfermer dans Sébastopol. Les Alliés espèrant s’emparer rapidement de cet important port-arsenal prévoient de l’attaquer le 17 octobre.

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« Ce n’est pas moi qu’il faut imiter »

Un extrait de La Bataille du rire par Jean-Charles (p. 32-33), à propos d’une histoire drôle que se racontaient les Hollandais pendant la Seconde Guerre mondiale. A l’image de la France, les Pays-Bas étaient alors occupés et les Allemands projetaient d’envahir la Grande-Bretagne, en vain.

« Un officier de la Kriegsmarine, en visite à Flessingue, Pays-Bas, regarde la statue de Michiel de Ruyter qui, comme chacun sait (ou ne sait pas), remonta la Tamise en 1667, brûla des navires devant Chatham et menaça Londres.
– Qui est-ce ? demande l’officier à un petit Hollandais.
L’enfant est bègue.
– C’est… c’est, dit-il, un ma… ma… marin.
– Et co… co… comment s’a… s’a… s’appelle-t-il ? interroge l’Allemand en imitant le bégaiement du gosse.
– Ce… Ce n’est pas… pas moi qu’il faut… faut… faut imiter, c’est… c’est lui !
Raconter ce genre d’histoires n’était sans doute que de la mini-résistance. Mais, en ces jours sombres, rire faisait du bien […] »