
Je signale la parution prochaine, le 25 mars 2026, d’un nouvel ouvrage : La marine et les marins dans la guerre de 1870, par Éric Scherer.
« La guerre de 1870 est sortie des mémoires. C’est encore plus le cas s’agissant de la Marine, dont l’action ou l’absence de succès tangible furent décriées, et de ses marins, dans ce conflit qui allait poser l’antagonisme franco-allemand pendant les soixante-quinze ans qui suivirent.
Si la marine française semblait avoir été coupable de faiblesse en 1870, alors qu’elle occupait le deuxième rang mondial et était opposée à une marine somme toute modeste, il était nécessaire de comprendre ce qui avait entravé son action à la mer.
Cette analyse a permis de déduire les enseignements que devait en retenir la marine de l’époque pour s’adapter au cours des décennies qui suivirent ; elle a également permis d’énoncer ceux qui restent pertinents pour la Marine nationale dans la période de désordre international que nous connaissons.
Cet ouvrage consacre beaucoup de place aux marins dans le récit des actions de guerre auxquelles ils participèrent ; il leur dédie une annexe où sont nommés, comme dans un mémorial, tous ceux qui, au titre d’actes particuliers, sont cités dans les archives et ouvrages consultés, et tous ceux qui furent promus, cités ou décorés du fait de leurs actions de guerre. »
Site internet de l’auteur : marins-traditions.fr
Lien Amazon : La marine et les marins dans la guerre de 1870, par Éric Scherer
Bon
Désolé, erreur de frappe! :-((
Re-bonjour,
Notre Marine Impériale, puis Nationale, après le 4 septembre 1870, avait été très loin de démériter durant la Guerre de 1870-1871.
Elle avait notamment été engagée, après le 4 septembre, dans des affrontements terrestres, soit dans le cadre de la défense du siège de Paris – essentiellement des canonniers de ce que j’ai cru comprendre! – , soit dans l’Armée de la Loire, constituée, avant la lettre, sous forme de formations de « fusiliers-marins », dotées, pour certaines d’entre-elles, de batteries de « canons à balles de Reffye », voire, selon certaines sources militaires que j’avais pu exploiter, de quelques mitrailleuses Gatling « modèle 1864 », une « centaine », qui, ayant été commandées par la nouvelle gouvernance républicaine, avait été soigneusement stockée après sa livraison à Cherbourg, que notre belle « Intendance militaire » s’était empressée de ne délivrer qu’au compte-gouttes!
Au passage, en 1870-1871, la mitrailleuse Gatling était de très loin moins performante que le « canon à balles de Reffye », mais çà, c’est une toute autre histoire! D’autant que, à l’époque, il n’existait pas vraiment de doctrine d’emploi digne de ce nom pour ce type d’armes, censées être utiliser dans un rôle d’appui-feu d’infanterie, car les seuls réglements existants avaient été établis par l’Artillerie française, qui, elle, avait privilégié les tirs à longue distance (2000 m et plus pour les canons à balles!), alors que les munitions à traceurs étaient encore très loin d’avoir été mises au point! :-(
Sinon, en ce qui concerne, l’Armée de la Loire, en dépit de tout son courage – mais ce n’était pas la seule dans ce cas! -, les compétences tactiques de son état-major s’étaient, hélas, avérées ne pas être à la hauteur de la mission qui lui avait été confiée!
L’Etat-major français avait, lui-même, été globalement « dézingué » dans les combats du mois d’août 1870, dans l’Est; ce, tout en sachant qu’il n’était pas « adapté », après de longues années d’engagements coloniaux, à une situation de combat d’une telle intensité, où l’artillerie adverse clouait quasiment sur place, à plus de 2000 m, la progression de l’infanterie!
Les formations « terrestres » de la Marine, notamment au sein de l’Armée de la Loire, avaient assuré, au mieux, leur rôle, sauf que, en février 1871, il avait fallu, de bon ton, « identifier » les « supposés coupables », « constat général » qui avait +/- abouti à sa « mise en cause », alors que, dans le seul domaine de « l’intervention terrestre », elles n’avaient strictement rien à se faire reprocher…sauf que, numériquement, ses effectifs « engagés » avaient été très largement inférieurs à ceux de « l’Armée de Terre »!
Après février 1871, l’armée française avait entrepris sa « reconstruction », avec, en gros, dès « 1878-1879 », une priorité apportée à devoir se constituer une armée terrestre de « 800 000 hommes », incluant les « professionnels » et les « appelés sous les drapeaux », résultat obtenu, certes, à la louche, à la fin de la décennie 1900-1910… mais au détriment de l’évolution générale technique des constructions navales, la Marine Nationale, de son côté, se retrouvant jusqu’à la fin du ministère Pelletant, début janvier 1905, coincée avec les « considérations » perchées et à la « mords-moi-le-nœud« , instituées par la « Jeune École » et ses thuriféraires! :-((