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La proposition de l’ingénieur Philippe Greslé

Je cite un extrait de l’article de Jean Boudriot consacré au vaisseau de 118 canons l’Océan (Revue Neptunia numéro 102) : « Il existe un intéressant rapport de l’ingénieur de la Marine P. Greslé, proposant, en 1820, la constitution d’une Marine française de haut-bord, composée seulement par 50 vaisseaux trois-ponts. »

J’imagine que Jean Boudriot fait référence au Mémoire sur les forces navales de la France rédigé par l’ingénieur Philippe Greslé en 1821. Malheureusement, je ne parviens pas à trouver le contenu de ce rapport…

Je suis donc à la recherche de toute information sur ce mémoire et sur cette « proposition » de l’ingénieur Philippe Greslé.

MAJ : document trouvé.

Escadre de trois-ponts. Aquarelle de A. Brun.

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La gendarmerie maritime en France de 1804 à 1870

Je suis tombé il y a quelques semaines, tout à fait par hasard, sur la thèse de M. Richard Moles, portant sur La gendarmerie maritime en France de 1804 à 1870.

Cette thèse, placée sous la direction du professeur émérite Jules Maurin de l’Université de Montpellier III, a été soutenue le 28 mai 2009.

Elle est consultable dans la Bibliothèque numérique de la Fondation Napoléon.

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La guerre de Crimée d’Alain Gouttman

Ma lecture du mois de juillet : La Guerre de Crimée (1853 – 1856) La première guerre moderne d’Alain Gouttman, ouvrage acquis un peu par hasard pour être honnête et qui s’est révélé être une très bonne surprise. Ce livre m’a permis d’apprendre beaucoup sur un conflit que je connaissais jusque-là plutôt mal, à l’image de bon nombre de personnes tant la guerre de Crimée semble avoir été oubliée des Français.

Origines, déroulement et conséquences de cette guerre sont étudiés par l’auteur qui dénonce notamment plusieurs idées préconçues depuis la fin du XIXe siècle et la chute du second régime impérial : non Napoléon III n’a pas bêtement suivis les volontés anglaises avant et pendant le conflit, non la guerre de Crimée n’a pas été sans importance et sans conséquence, non l’armée française n’était pas « totalement désorganisée ».

La lecture des quelques 400 pages du livre est rapide car le style d’écriture de l’auteur est plaisant et l’équilibre entre les récits de bataille et la diplomatie (d’avant-guerre bien entendu mais également pendant le conflit avec la question de la position de l’Autriche et de la Prusse ainsi que de l’intervention du royaume de Sardaigne) est bon.

Un seul petit regret, très subjectif cependant, puisque l’auteur ne parle pas, ou très peu, des opérations maritimes (quelques lignes seulement sur la bataille de Sinope ou sur l’intervention des batteries flottantes face aux forts de Kinburn par exemple). Mais est-ce bien là l’objet du livre ? Bien entendu que non… D’autant que, sur ce sujet, il existe les deux volumes de La Marine française dans la Mer Noire et la Baltique faisant partie de l’ensemble des tomes de L’expédition de Crimée du baron de Bazzancourt, écrit peu après le conflit (tous ces volumes sont intégralement disponibles sur le site Gallica).

Bref, un livre que je vous recommande, d’autant plus qu’il est à ma connaissance le seul ouvrage français récent (1996) traitant de la guerre de Crimée. Il est à noter que l’auteur, Alain Gouttman, a également écrit un ouvrage sur la guerre du Mexique (1862-1867). A lire donc.